Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que Téhéran poursuivait les consultations diplomatiques par l’intermédiaire du Qatar, concernant une proposition mise sur la table par Doha de rouvrir le détroit d’Ormuz. Il a précisé aussi qu’aucune rencontre directe avec les représentants des États-Unis n’a été envisagée.
S’exprimant en marge d’une réunion de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement, ce dimanche 1er novembre, Abbas Araghchi a indiqué qu’un haut diplomate iranien s’était rendu au Qatar pour poursuivre les discussions à la suite d’une récente visite d’une délégation qatarie à Téhéran.
« Il n’y a eu aucune rencontre avec la délégation américaine, et aucune rencontre n’a été envisagée non plus », a précisé Araghchi, ajoutant que l’Iran discute actuellement de sa propre proposition via des intermédiaires.
Il a indiqué que les discussions indirectes portaient sur le plan iranien visant à rouvrir le détroit d’Ormuz en sept jours. Il a ajouté que Téhéran a accepté, sur la suggestion du Qatar, de mettre en œuvre ce plan en seulement deux jours, si les conditions de l’Iran étaient acceptées.
Abbas Araghchi a précisé qu'après la visite à Téhéran de la délégation qatarie, un haut diplomate iranien s’est rendu à Doha pour poursuivre les discussions. Ce dernier devait regagner l’Iran plus tard dans la journée de dimanche, a-t-il ajouté.
Interrogé sur le rythme et l’avancement des contacts diplomatiques, Araghchi a indiqué que les discussions se poursuivaient, mais n’avaient pas encore abouti à un résultat tangible.
« La conclusion ou non d’un accord dépendrait des réponses à de nombreuses questions », a-t-il déclaré.
Le chef de la diplomatie iranien a affirmé que Téhéran continuerait à privilégier la voie diplomatique, en exprimant l’espoir que la partie américaine ferait preuve de suffisamment de pragmatisme pour choisir la voie de la diplomatie plutôt que d’autres options.
Araghchi a également évoqué la directive adressée aux commandants militaires par le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, affirmant qu’elle avait clairement établi la position et les intentions de Téhéran.
Il a déclaré que les forces armées iraniennes étaient pleinement préparées à remplir leurs responsabilités et qu’elles étaient aujourd’hui plus fortes qu’au cours des deux guerres précédentes, en tirant parti de l’expérience et des leçons acquises lors de ces conflits.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a enfin souligné que Téhéran restait pleinement préparée à la fois à la défense et à la diplomatie.
Les États-Unis et le régime israélien ont mené leur première agression criminelle contre l’Iran en juin 2025. Leur deuxième agression a commencé le 28 février 2026 et a pris fin début avril après quarante jours de combat.
Dans les deux guerres, la résistance de l’Iran et ses opérations de représailles couronnées de succès ont contraint les agresseurs à proposer unilatéralement le cessez-le-feu.
L’Iran maintient le contrôle total du détroit d’Ormuz depuis les premiers jours de la deuxième guerre.
En juillet, les États-Unis ont mené des vagues de raids aériens meurtriers contre l’Iran et ont imposé un blocus naval au pays, en violation du mémorandum d’entente d’Islamabad conclu le 17 juin avec la République islamique d’Iran pour mettre fin à la guerre.
En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé des frappes dévastatrices contre des cibles américaines stratégiques à travers l’Asie de l’Ouest et ont fermé le détroit d’Ormuz.