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L’agence Fitch place la dette française sous perspective négative

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’agence Fitch place la dette française sous perspective négative. (Illustration)

L’agence de notation américaine Fitch a placé la dette française sous perspective négative, invoquant une croissance plus faible, un coût d'emprunt plus élevé et un déficit plus important que lors de sa précédente évaluation, en août dernier.

L’agence de notation américaine doute de la capacité de la France à redresser durablement ses comptes publics après les élections présidentielles de 2027, probablement suivie de législatives. Le gouvernement français réaffirme de son côté l’absolue « nécessité » de faire adopter un budget d’ici à la fin de l’année.

Doter la France d’un budget « responsable » pour 2027 : c’est l’objectif affiché par le gouvernement français alors que les mauvaises nouvelles économiques s’accumulent.

L’agence de notation Fitch a maintenu la note de la dette souveraine de la France à A+, mais a dégradé sa perspective de « stable » à « négative », invoquant une croissance plus faible, un coût d’emprunt plus élevé et un déficit plus important que lors de sa précédente évaluation, en août dernier.

Ce verdict intervient après la publication, vendredi matin, des chiffres de l’Insee, selon lesquels le produit intérieur brut français a reculé de 0,1 % au troisième trimestre, après une stagnation au deuxième trimestre et un repli de 0,2 % au premier.

Pour justifier sa décision, Fitch a notamment souligné que « la persistance de la fragmentation politique » et « un contexte social difficile », avec les manifestations massives qui secouent le pays, « compliquent davantage la mise en œuvre d’un assainissement budgétaire durable ».

Réagissant au recul du PIB, le ministre français de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a décrit une économie française « à l’arrêt ». Il avait également averti que le pays irait « dans le mur » si le budget de « redressement » n’était pas adopté.

« Je le dis et je le répète et je le répéterai jusqu’au bout : on a besoin d’un budget, on a besoin d’un déficit budgétaire à 5% ou moins », a-t-il indiqué.

Mais l’adoption du texte par un vote au Parlement apparaît plus qu’incertaine, faute de majorité à l’Assemblée nationale et à l’approche de l’élection présidentielle.

À six mois de la présidentielle, la France se débat dans un marasme politique, sur fond de crise économique persistante et de montée de la contestation sociale. La persistance de l’inflation, la dégradation du pouvoir d’achat et les difficultés économiques alimentent un mécontentement grandissant, tandis que la défiance à l’égard des responsables politiques ne cesse de s’exprimer.

Pour le troisième samedi consécutif, des centaines de milliers de personnes ont manifesté, le 31 octobre, dans toute la France pour dénoncer la vie chère. Les manifestants et les syndicats réaffirment leur détermination à poursuivre la mobilisation.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV