Au moins trois personnes ont été tuées et 23 autres blessées lors de nouvelles frappes israéliennes dans le sud et l'est du Liban, selon le ministère libanais de la Santé, qui a précisé que ce bilan était provisoire et pourrait s’alourdir.
Le ministère a indiqué que ces victimes avaient été recensées après des bombardements israéliens ayant frappé plusieurs zones du district de Nabatiyeh et de la vallée de la Bekaa.
Ces dernières frappes sont intervenues alors que les attaques israéliennes contre le territoire libanais se poursuivaient, malgré l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.
Un correspondant de la chaîne d’information libanaise Al Mayadeen a rapporté que des tirs d’artillerie israéliens et des frappes aériennes avaient visé la localité de Nabatiyeh al-Fawqa, tandis qu’une frappe de drone israélienne avait touché la localité voisine de Kfar Roummen, faisant deux morts.
Des avions de combat israéliens ont également bombardé les villes d'al-Ramadiyeh et d'al-Kfour, toutes deux situées dans le district de Nabatiyeh.
Les forces d'occupation ont par ailleurs procédé à des démolitions contrôlées dans la ville d'al-Mansouri et aux abords de Zawtar al-Sharqiya.
Dans la vallée orientale de la Bekaa, une frappe aérienne israélienne a touché la ville d'Aïn al-Tineh.
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Le ministère a précisé que le bilan des victimes restait provisoire et pourrait évoluer à mesure que les opérations de secours et de recherche se poursuivraient.
Les victimes recensées vendredi s’inscrivent dans le prolongement des tirs d’artillerie et des frappes aériennes israéliens menés dans le sud du Liban depuis le cessez-le-feu de novembre 2024.
Ces attaques ont notamment consisté en des frappes menées par des avions de combat et des drones, ainsi qu’en l’incendie de terres agricoles et la destruction de maisons et d’infrastructures.
En juin, le régime israélien et les autorités libanaises ont conclu un accord-cadre, sous la médiation controversée des États-Unis. Cet accord prévoyait un retrait israélien progressif du sud du Liban, le contrôle de la zone devant être assuré par l'armée libanaise, ainsi que le désarmement du Hezbollah.
Le mouvement de résistance libanaise a fermement rejeté la demande de désarmement, en particulier en l’absence d’un retrait israélien.
Toujours en juin, l'Iran et les États-Unis sont parvenus, sous la médiation du Pakistan, à signer un mémorandum d'entente, prévoyant la cessation des agressions sur tous les fronts, y compris au Liban.
La République islamique d'Iran a, en conséquence, appelé les États-Unis à faire pression sur le régime israélien afin qu’il mette fin à son agression contre le Liban, tout en fustigeant Washington pour son incapacité à respecter les termes de l’accord.