Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a condamné les attaques délibérées de l’armée américaine contre des lieux où des civils s’étaient rassemblés pour célébrer un mariage dans le sud de l’Iran, en estimant que le but de l’ennemi était de semer la peur et l’intimidation parmi la population. Ces attaques font partie de la doctrine « lâche » des forces armées américaines, souligne le CGRI.
« Aujourd’hui, il est devenu clair pour les nations du monde que le fait d’attaquer des civils afin de semer la peur et la terreur provient de la doctrine lâche de l’armée américaine », a estimé le CGRI dans un communiqué publié jeudi.
Cette déclaration fait suite à la frappe meurtrière de l’armée américaine contre Kouhestak, dans le département de Sirik (province d’Hormozgan) situé dans le sud de l’Iran.
Le CGRI a qualifié l’attaque du 1er septembre de « crime de guerre inoubliable ». Le Commandement central américain (CENTCOM) a donné l’ordre d’une frappe aérienne directe contre une fête de mariage organisée pour des habitants. Cette attaque s’est soldée par la mort de cinq civils, dont un enfant de quatre ans, et plus de 70 blessés.
L’attaque a suscité des réactions de la part de la population, des médias et des personnalités libres du monde entier, y compris certains médias américains. Par la suite, l’armée et les responsables américains, accusés d’avoir « tué des enfants », ont publié plusieurs déclarations cherchant à nier toute attaque délibérée contre les civils.
L’armée américaine continue de manière « ridicule » à nier les attaques contre les civils alors que cette « sauvagerie » s’inscrit dans un schéma récurrent, ajoute le communiqué du CGRI.
« La honte du dernier crime américain contre l’Iran ne sera jamais effacée du bilan de ceux qui dirigent la Maison-Blanche », a affirmé le communiqué.
Selon le CGRI, les dirigeants américains doivent répondre devant la communauté internationale du « bilan désastreux » de leurs attaques contre des cérémonies de mariage dans différents pays, et se demander si tous ces incidents pouvaient être accidentels ou le résultat d’erreurs.
Le CGRI fait également allusion dans son communiqué à une série d’attaques américaines contre des cérémonies de mariage en Afghanistan, en Irak et au Yémen au cours des deux dernières décennies, affirmant qu’elles avaient causé de lourdes pertes civiles.
Le CGRI a cité, dans son communiqué, plus de 100 morts en Afghanistan en 2002, 42 en Irak en 2004, 47 en Afghanistan en 2008 et 37 — dont 23 enfants — plus tard la même année. Il fait également état d’une attaque en Afghanistan en 2012 qui a tué 18 personnes, dont neuf enfants, et d’une frappe menée en 2015 contre un mariage au Yémen, qui aurait coûté la vie à 131 femmes et enfants.
« Est-il possible que tous ces incidents soient accidentels et se soient produits par erreur ? » s’interroge le CGRI.
Au lieu de présenter des excuses, les dirigeants américains ont une fois de plus eu recours au mensonge pour se soustraire à leurs responsabilités, comme dans les cas des crimes commis lors du massacre de l’école de Minab, de l’attaque contre un stade sportif à Lamerd et du raid aérien sur un immeuble dans le sud de l’île de Qeshm.
L’Iran a riposté à ce nouveau crime américain en éliminant des « terroristes sanguinaires » du CENTCOM en attaquant les bases militaires des États-Unis dans la région.