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Taux de crédit immobilier en France : hausse en vue à la rentrée 2026

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des immeubles de la rue Castex et du boulevard Henry-IV, dans le 4e arrondissement de Paris. (Archives)

Les taux de crédit remontent vers 3,50% sur vingt ans, les acheteurs restent fébriles et les prix demeurent quasi stables. En cause notamment : le contexte économique international, mais aussi le niveau de la dette française, qui pèse sur les taux auxquels la France emprunte sur les marchés financiers.

Après une timide reprise estivale, le marché résidentiel français patine toujours à la rentrée 2026, sans véritable dynamisme.

Cette augmentation des taux des crédits immobiliers est le résultat de plusieurs facteurs en cette rentrée 2026. Le premier est lié au contexte international. Les tensions géopolitiques et la guerre dans le détroit d'Ormuz compliquent le commerce international et contribuent à faire repartir les prix à la hausse dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis et en Allemagne.

Le deuxième facteur est plus spécifiquement français : c'est le niveau de la dette publique. La France emprunte désormais à des taux d'intérêt élevés sur les marchés financiers. Un cap a notamment été franchi cet été puisque le taux de la dette française à dix ans a dépassé les 4%. Il est même monté jusqu'à 4,2%.

Les aides personnalisées au logement ne suivent plus l’évolution des loyers et des charges dans le parc social. En 2024, près de 60% des logements sociaux affichaient un loyer supérieur au plafond retenu pour calculer les APL, rendant une part croissante du parc inaccessible aux ménages les plus modestes.

Les aides personnalisées au logement (APL) couvrent de moins en moins les loyers des logements sociaux, y compris pour les logements destinés aux ménages modestes, selon un avis publié mardi.

En septembre, les barèmes bancaires affichent des hausses : un prêt sur vingt ans tourne autour de 3,50 % en moyenne et approche 4 % pour les offres les moins favorables, contre 3,20 % en mars. Les obligations d'État françaises à dix ans dépassent 4,1 %, tirées par les craintes inflationnistes et les tensions internationales.

Les banques tiennent compte du coût auquel elles-mêmes se financent pour fixer les taux de leurs crédits. Avec des taux français autour de 4%, elles doivent donc ajuster leurs barèmes pour préserver leurs marges. Résultat : les taux proposés aux particuliers repartent à la hausse.

Les transactions sur douze mois glissants s'établissent autour de 941 000, en retrait par rapport au pic de début d'année. Les prêts ont chuté de 9,6 % au deuxième trimestre. Les banques restent prêteuses et multiplient les offres pour les primo-accédants, mais chaque hausse de 0,10 point grignote le pouvoir d'achat.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV