Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a republié ses précédents commentaires sur les réseaux sociaux, avertissant que personne ne pourra vendre de pétrole dans une région où la République islamique d’Iran ne peut le faire.
Ce vendredi 28 août, Qalibaf a publié son message sur X datant du 22 juillet, après que l’amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central américain (CENTCOM), a prétendu que les forces américaines contrôlaient totalement le détroit d’Ormuz et avaient interrompu les exportations de pétrole iranien.
« L’équation de cette guerre est claire : soit tout le monde, soit personne ! » a-t-il déclaré. « Dans une région où nous ne vendons pas de pétrole, personne d’autre n’en vendra non plus. »
Il a également souligné que la sécurité du détroit d’Ormuz, voie navigable stratégique dont dépend un cinquième de la demande mondiale de pétrole, repose sur l’absence de troupes terroristes américaines.
« Si notre sécurité n’est pas assurée, aucune infrastructure ne sera en sécurité. La sécurité du détroit dépend de l’absence des forces américaines. Nous l’avons dit à maintes reprises : la situation dans le détroit ne reviendra pas à ce qu’elle était avant la guerre. »
L’Iran a restreint le transit par le détroit d’Ormuz en réponse à l’agression illégale américano-israélienne contre le pays, qui a débuté le 28 février et a cessé avec le cessez-le-feu du 8 avril.
Le 17 juin, Téhéran et Washington ont signé un mémorandum d’entente négocié par le Pakistan, dont l’article 5 confie entièrement la responsabilité de la réouverture et de la gestion du détroit à l’Iran.
Cependant, les États-Unis ont tenté de saper la souveraineté de l’Iran sur ce goulot d’étranglement vital énergétique au niveau mondial en établissant un corridor dangereux près des côtes omanaises. Ils ont également repris leurs frappes aériennes contre l’Iran et imposé un blocus naval au pays, en violation de l’accord censé mettre fin à la guerre.
Les mesures illicites des États-Unis ont incité l’Iran à réimposer des restrictions sur le détroit d’Ormuz.
La République islamique d’Iran a souligné que la réouverture de cette voie navigable stratégique est conditionnée au respect, par les États-Unis, des conditions fixées par Téhéran.