Le porte-parole des forces armées iraniennes, le général de brigade Abolfazl Shekarchi, a averti que des médias persanophones hostiles pourraient être inscrits sur les listes de cibles militaires de la République islamique d’Iran, les qualifiant de « soldats du sionisme et de l’Amérique criminelle ».
S’exprimant ce mercredi 26 août à Téhéran lors d’une cérémonie consacrée au lancement des pages internationales de l’agence de presse Defa Press en anglais, arabe, russe, ourdou, français et turc, le général Shekarchi a souligné que le succès ou l’échec sur le front médiatique peut influer directement sur l’issue d’une confrontation militaire.
« Le centre de gravité de l’empire médiatique de l’ennemi est contrôlé par les sionistes », a-t-il indiqué, ajoutant que des médias persanophones, parmi lesquels BBC Persian, Iran International et Radio Farda, sont directement liés au Mossad, à la CIA et à d’autres agences de renseignement, dont ils recevraient des orientations et un soutien.
Les forces armées iraniennes ne considèrent pas ces agences de diffusion de l’information comme des médias, a-t-il précisé, réaffirmant que les personnes qui y travaillent sont considérées comme des soldats du sionisme et de l’Amérique criminelle.
« Ils peuvent même être inscrits sur des listes de cibles militaires, car, de notre point de vue, ce ne sont pas des médias », a-t-il martelé.
« Aujourd’hui, nous sommes confrontés à l’empire médiatique de l’arrogance mondiale. Tous les nouveaux outils et les technologies médiatiques les plus avancées sont à la disposition des ennemis, qui ont également réalisé d’importants investissements financiers dans ce domaine », a-t-il dit, tout en assurant que les médias de la République islamique d’Iran prendront le dessus sur eux grâce à la providence divine.
Alors que les organisations médiatiques sont censées contribuer à la sécurité et préserver la santé psychologique des sociétés, ces réseaux hostiles continuent à promouvoir la violence à travers le monde, a-t-il fustigé.
Le mois dernier, l’Iran a inculpé plus de 300 personnes liées à des médias anti-iraniens, dans le cadre d’une campagne de protection de la sécurité nationale.
Le procureur général Mohammad Movahedi Azad a indiqué que ces inculpations concernaient notamment des personnes associées aux médias hostiles, y compris les chaînes de télévision Iran International.
Il a précisé que l’appareil judiciaire continue à engager des poursuites contre les personnes impliquées, en recourant aussi bien aux voies judiciaires conformément aux lois nationales qu’aux mécanismes juridiques internationaux.