Le président du Parlement iranien a qualifié de simples « rodomontades » les menaces de Washington de punir les pays qui commercent de quelque manière que ce soit avec la République islamique d’Iran, affirmant que les partenaires commerciaux de l'Iran ne se conformeront pas aux sanctions américaines.
Dans un message publié lundi sur son compte X, Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que les partenaires commerciaux de l’Iran avaient affirmé qu'ils ignoreraient totalement les menaces américaines.
« Les partenaires commerciaux de l'Iran nous ont également fait savoir, tant par le biais des médias que par l'envoi de messages, qu'ils considèrent ces déclarations comme totalement dénuées de sens », a-t-il indiqué dans un message en langue farsi.
Le président du Parlement iranien a également affirmé que l'économie américaine avait déjà souffert des conséquences de la guerre d'agression contre l'Iran et qu'elle ne pouvaient donc se permettre de nouveaux différends avec d'autres pays au sujet de l'Iran.
« Les États-Unis savent que personne ne croit à leurs grands discours ; ils ne sont pas économiquement en mesure de restreindre davantage leurs relations avec d’autres pays », a fait savoir le chef du Parlement iranien.
Dans un message publié dimanche en anglais, M. Ghalibaf avait ridiculisé la promesse du gouvernement américain d'imposer certaines de ses sanctions les plus sévères à la République islamique d’Iran, affirmant que la guerre d'agression américaine contre l'Iran n'avait laissé aux Américains que de graves problèmes économiques.
Il a affirmé que les États-Unis subissaient des difficultés économiques en raison de plus de six mois d'agression et de pression sur l'Iran, notamment une baisse des rendements de ses obligations et une récession sur le marché immobilier américain.
« Une politique étrangère gelée entraîne une économie gelée… La seule chose qui soit encore en mouvement ? Le boomerang iranien, qui revient en pleine figure », a averti le président du Parlement iranien.