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L’Iran renforce les règles de navigation dans le détroit d’Ormuz et durcit les mesures contre les navires en infraction, selon la PGSA

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA).

L’Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA), organisme iranien chargé de la réglementation du détroit d’Ormuz, a annoncé que les navires ne respectant pas les protocoles iraniens relatifs à cette voie maritime stratégique s’exposeraient à des restrictions lors de leurs prochains passages, notamment des amendes, une détention ou une confiscation.

L’autorité a appelé les propriétaires et les affréteurs de navires opérant à destination ou en provenance du golfe Persique à consulter la liste des « navires non conformes » (NCV) avant toute opération d’affrètement.

La PGSA a également précisé que tout navire coopérant avec un bâtiment inscrit sur cette liste pourra lui aussi y être ajouté. Cette mesure concerne notamment les transferts de cargaison de navire à navire (STS) et les opérations de transbordement.

Les navires inscrits sur la liste pourront demander leur retrait en adressant une demande officielle, accompagnée des justificatifs nécessaires, à l’autorité iranienne à l’adresse indiquée dans son communiqué.

Pour demander leur radiation de la liste, les navires concernés devront soumettre une demande formelle, accompagnée des justificatifs requis, à l’adresse info@pgsa.ir, précise le communiqué.

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour les exportations énergétiques mondiales, par lequel transite environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

L’Iran a averti qu’il ne tolérerait aucune atteinte à sa souveraineté sur ce passage stratégique, soulignant que le trafic maritime ne reprendrait pas son cours normal tant que les États-Unis n’auraient pas mis fin à la guerre et au blocus imposés au pays.

Lire plus: Le bellicisme américain va renforcer la fermeture du détroit d'Ormuz (chef de la sécurité iranienne)

À la mi-juin, Washington et Téhéran ont signé, sous la médiation du Pakistan, un mémorandum d’entente visant à suspendre les hostilités et à ouvrir la voie à un accord diplomatique définitif pour mettre fin à la guerre.

Cependant, le mémorandum s’est révélé fragile, Washington ayant violé ses principaux termes dès le départ.

Les États-Unis ont également lancé une série de frappes aériennes sur les côtes méridionales de l’Iran.

Téhéran a ensuite repris ses opérations de représailles contre les intérêts américains dans la région.

Le mémorandum d’entente a expiré le 17 août sans être renouvelé et sans que de nouvelles négociations ne soient engagées en vue de parvenir à un accord permanent.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV