Un nouveau désaccord public éclate entre Israël et les États-Unis. Le ministre israélien des Affaires militaires, Israel Katz, a reproché à l’envoyé spécial américain en Syrie, également ambassadeur des États-Unis en Turquie, Tom Barrack, d’avoir critiqué une frappe israélienne menée mardi contre une base militaire syrienne.
Dans un message publié samedi 22 août sur X, Israel Katz a réagi aux critiques de Tom Barrack, qui a condamné l’attaque israélienne contre la base aérienne d’Abu Al-Duhur dans le nord-ouest de la Syrie, accusant Israël d'« escalade inutile ».
Le ministre israélien a estimé que les critiques de Tom Barrack étaient « truffées d’inexactitudes et de positions qui contredisent la ligne du président américain Donald Trump ».
Israel Katz a prétendu que l’attaque visait à empêcher le déploiement de troupes turques sur cette base, accusant Damas d’avoir violé un accord en acceptant une telle présence. Le gouvernement turc a toutefois démenti ces accusations.
Dans un entretien diffusé vendredi, Tom Barrack a suggéré que la frappe pourrait avoir été une manœuvre électoraliste du Premier ministre Benjamin Netanyahu avant les élections législatives du 27 octobre en Israël, qui s’annoncent difficiles pour son maintien au pouvoir.
L'envoyé spécial américain en Syrie a, également, affirmé que le plateau du Golan était « occupé » par Israël.
Le régime sioniste s’est emparé de la majeure partie de ce plateau en 1967 avant d’annexer les zones sous son contrôle.
Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie depuis la chute du gouvernement du président Bachar al-Assad en décembre 2024. Il a également déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l’ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan. Israël allègue vouloir y établir une prétendue « zone de sécurité » qu’il entend maintenir.
Le ministre israélien de la Guerre a également critiqué les opposants israéliens qui ont dénoncé le bombardement en Syrie, estimant que leurs positions résultaient « d’un mélange d’ignorance » et d’une volonté de s’en prendre au cabinet du régime.
Samedi, Israël a lancé une attaque en Syrie près du plateau du Golan, qui a fait un blessé selon Damas. Le régime sioniste a prétendu avoir visé par un tir de drone une personne « qui préparait des attaques terroristes, dans leur phase finale », sans fournir davantage de détails.