Le premier vice-président iranien, Mohammad-Reza Aref, déclare que les pressions économiques ne peuvent ébranler la détermination du peuple iranien ; au contraire, elles auront l’effet inverse.
Ce samedi 22 août, M. Aref a écrit sur son compte X que le gouvernement ne permettrait pas que le terrorisme économique américain cible la stabilité économique et les moyens de subsistance des Iraniens.
« L’expérience de la Révolution islamique a démontré que les pressions économiques ne peuvent ébranler la détermination du peuple iranien, mais produisent au contraire l’effet inverse », a-t-il ajouté.
Cette déclaration fait suite à l’annonce diffusée mercredi par le président américain Donald Trump de nouvelles mesures économiques contre l’Iran, suivie par une menace : les pays qui maintiendraient leurs relations économiques avec Téhéran s’exposeraient à des conséquences.
Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump avait déclaré lancer la soi-disant « opération économique la plus dévastatrice jamais menée contre un pays ! »
Il a prétendu que tout pays qui autorise ses institutions financières, ses entreprises, ses aéroports ou ses entités gouvernementales à apporter une aide quelconque à l’Iran s’exposerait lui-même à de graves conséquences économiques.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyyed Abbas Araghchi, a également réagi à cette menace de Trump, assurant que cette nouvelle campagne de pression était vouée à l’échec, comme toutes les précédentes au cours des 14 dernières années.
Dans un communiqué publié jeudi 20 août, le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné la nouvelle série de sanctions économiques américaines contre le pays, comparant ces sanctions au « terrorisme économique » et aux « crimes contre l’humanité ».
« Les sanctions et les pressions économiques sont l’autre face de la même pièce que la guerre et l’agression militaires », a déclaré le ministère, avertissant que le recours de Washington à ces deux politiques met en péril la paix et la sécurité internationales.