Les cyberattaques contre les services publics se multiplient, poussant Sébastien Lecornu à créer une nouvelle unité cyber d’urgence. Après le vol des données fiscales de 700 000 Français, l’État durcit sa réponse opérationnelle pour sécuriser des ministères jugés vulnérables.
Des cyberattaques qui se multiplient, des millions de données volées. Sébastien Lecornu veut aller vite et ancrer une nouvelle unité cyber. « Il y a urgence à concevoir et conduire sans délai une réponse opérationnelle plus réactive et plus forte aux cyberattaques que l’État rencontre actuellement. Il faut reprendre l’initiative sur le terrain », a déclaré le Premier ministre.
Les services publics ciblés par plusieurs cyberattaques
Car ces derniers jours, le Fisc a été victime d’une cyberattaque. Les données de près de 700 000 personnes dérobées. Parmi les informations fiscales figurent les noms, prénoms ou encore le revenu fiscal de référence. Cette attaque s’ajoute déjà à une longue liste de faits similaires visant les services publics. L’Éducation nationale a aussi été piratée. Sébastien Lecornu ajoute que peu de ministères sont au niveau requis en matière de cybersécurité. « Ce n’est pas acceptable. La cybersécurité n’est pas qu’une affaire de crédit, c’est aussi une discipline », a indiqué Sébastien Lecornu.
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En 2025, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information disposait d’un budget de 44,2 millions d’euros. D’ici à 2030, son enveloppe devrait augmenter. Le gouvernement précise que 200 millions d’euros seront consacrés à la cybercriminalité.
En avril dernier, le chef du gouvernement annonçait un plan de 200 millions d’euros pour la cybersécurité dans les ministères. « Il faut désormais engager cet argent de toute urgence », a demandé ce mercredi le Premier ministre.