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L’Iran met en garde Trump contre ses illusions de revendiquer le détroit d’Ormuz comme territoire américain

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a vivement critiqué le président américain Donald Trump après ses déclarations sur le détroit d’Ormuz. Il a averti que ses illusions de présenter cette voie maritime stratégique comme un « nouveau territoire américain » devraient être rectifiées, sinonTéhéran se chargerait de le remettre à sa place.

Tout comme Trump a fini par utiliser le vrai nom du golfe Persique, ses illusions concernant le détroit d’Ormuz seront bientôt dissipées, ou nous mettrons cet homme égaré à sa place », a écrit Gharibabadi sur X.

Le président américain a publié mardi sur sa plateforme Truth Social une image montrant une carte désignant le détroit d’Ormuz comme « nouveau territoire américain » sans autre commentaire.

Cela a eu lieu quelques jours après que Trump a affirmé qu’il déclarerait « très prochainement » le golfe Persique territoire américain.

Il a également menacé de bombarder le Sultanat d’Oman si ce pays interférait avec ses efforts pour parvenir à un accord avec l’Iran concernant le détroit d’Ormuz.

« Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule », a déclaré Trump lundi.

Sa menace contre Oman est intervenue dans un contexte de frustration croissante face à son incapacité à mettre fin à la guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran et à parvenir à un accord sur le détroit d’Ormuz.

L’Iran a initialement accepté de maintenir le détroit d’Ormuz ouvert à la navigation commerciale pendant 60 jours après la signature du mémorandum d’entente avec les États-Unis, le 17 juin.

Après que les États-Unis ont violé les termes de l’accord, notamment leur engagement à cesser les hostilités sur tous les fronts, Téhéran a par la suite refusé de reprendre les pourparlers avec Washington.

L’Iran a alors entamé des négociations avec le Sultanat d’Oman sur l’avenir du détroit d’Ormuz, tout en posant de nouvelles conditions à la reprise des pourparlers avec Washington, notamment la levée des sanctions illégales, le déblocage des avoirs gelés de l’Iran et la fin définitive des agressions américaines.

Cette évolution fait suite à l’annonce, lundi, par le ministère iranien des Affaires étrangères, que Téhéran et Oman étaient parvenus à un accord sur un projet d’arrangement de transit et finalisaient les détails d’une déclaration conjointe.

Selon Téhéran, ces pourparlers respectent les droits souverains des États côtiers et visent à garantir une navigation sûre conformément au droit international.

Le détroit d’Ormuz est l’un des points de passage maritimes les plus importants au monde, reliant le golfe Persique à la mer d’Oman et à l’océan Indien.

L’Iran a restreint le transit par cette voie dès le début de l’agression américano-israélienne contre la République islamique d’Iran fin février.

Cette perturbation a déjà provoqué des ondes de choc sur les marchés mondiaux de l’énergie et du transport maritime, tandis que l’Iran a maintenu que les navires non hostiles pouvaient toujours traverser cette voie en toute sécurité, en coordination avec les autorités iraniennes.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV