L'été 2026 est un révélateur des défis que devra affronter la filière nucléaire en France; le bon fonctionnement des centrales nucléaires civiles reste corrélé à des contraintes environnementales, comme les inondations, les tempêtes, et ces derniers temps la chaleur. Électricité de France en fait les frais avec un pic record d'indisponibilité environnementale battu ces derniers jours.
Cinq réacteurs nucléaires sur les 57 que compte le parc français sont actuellement à l’arrêt en raison des conditions climatiques, a indiqué EDF dans un communiqué.
La société française de production et de fourniture d'électricité n’a pas souhaité commenter les calculs diffusés dans la presse locale, selon lesquels 20,4 % des capacités de production du parc seraient indisponibles et 13 réacteurs seraient concernés par des arrêts ou des réductions de production.
Selon EDF, cinq réacteurs sont actuellement à l’arrêt en raison des conditions climatiques, à savoir la température ou le débit des cours d’eau sur lesquels sont implantées les centrales concernées : les unités n°1 et 2 de la centrale de Chooz, l’unité n°1 de Cattenom, l’unité n°2 de Golfech et l’unité n°3 de Bugey.
Un communiqué publié par EDF sur son site officiel précise que l’unité n°3 du site reste en fonctionnement et continue d’alimenter le réseau électrique national, tandis que les unités n°2 et 4 sont, elles, arrêtées dans le cadre d’opérations de maintenance programmée, sans lien avec les conditions climatiques.
L’unité n°2 de la centrale de Golfech a, pour sa part, été mise à l’arrêt le 9 août 2026, conformément à la réglementation, en raison de la température de la Garonne, selon EDF.
« La température et le débit des cours d’eau sur lesquels sont implantées les centrales nucléaires peuvent conduire, pour respecter la réglementation relative aux rejets thermiques, à réduire la production de certaines centrales », a expliqué EDF dans un communiqué.