Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a évoqué les négociations entre l’Iran et les États-Unis et a expliqué que ces pourparlers avaient été suspendus à la suite de l’attaque contre le Liban.
« Alors que les négociations étaient en cours, lorsque le régime sioniste a attaqué Dahiyeh, j’ai aussitôt demandé l’arrêt des pourparlers et annoncé que nous allions riposter à cet acte. Et si le régime sioniste riposte, nous viserons l’ensemble de la région », a expliqué M. Ghalibaf ce samedi 15 août lors d’une rencontre avec un groupe de personnalités du monde culturel.
Il a ajouté : « À l’issue de cette conversation, le blocus a été levé le soir même — et non pas 30 jours plus tard — et Trump a tweeté : “Nous allons lever le blocus dès ce soir”, en ajoutant : “Bien sûr, les Iraniens ouvriront également le détroit d’Ormuz.” »
Le président du Parlement iranien a poursuivi : « Lorsque j’ai vu ce tweet, je l’ai immédiatement contredit et annoncé qu’aucun accord de ce type n’existait. J’ai également averti les médiateurs que si le tweet n’était pas supprimé immédiatement, nous prendrions les mesures qui s’imposaient. » Cinquante-huit minutes plus tard, Trump a supprimé la deuxième partie de la publication concernant le détroit d’Ormuz et a écrit que celui-ci s’ouvrirait dans le cadre du mémorandum d’entente.
Il a n’a pas manqué de souligner que le Front de la Résistance et le Liban étaient explicitement inclus dans la première clause du mémorandum d’entente conclu entre l’Iran et les États-Unis.
Le mémorandum d’entente d’Islamabad en 14 points a été signé le 17 juillet, entre la République islamique d’Iran et les États-Unis, par la médiation du Pakistan. Il prévoit la cessation définitive des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que la levée du blocus naval imposé à l’Iran dans un délai de 30 jours et le rétablissement du trafic commercial dans le détroit d’Ormuz.
Le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique qui couvre le transfert de 20 % de l’énergie mondiale, était toujours pleinement ouvert et gratuit, jusqu’au 28 février, date où les États-Unis et Israël ont lancé leur deuxième guerre d’agression contre l’Iran en moins d’un an. Le premier jour de cette guerre, ils ont assassiné le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts commandants et responsables, sûrs de leurs illusions de renverser la République islamique.
Cependant, la ferme riposte des forces armées iraniennes aux attaques américano-israéliennes a contraint les agresseurs à accepter un cessez-le-feu quarante jours après le début des hostilités.