TV
Infos   /   A La Une   /   Moyen-Orient   /   Europe   /   France   /   L’INFO EN CONTINU

Le ministère iranien du Renseignement demande des comptes à la France sur les activités illégales de ses diplomates

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’ambassade de France à Téhéran. (Photo d’Archives)

Dans un communiqué rendu public ce samedi 15 août, le ministère iranien du Renseignement a mis en garde la France contre toute ingérence dans les affaires intérieures du pays, affirmant que Paris doit répondre des activités illégales de ses diplomates.

Les forces du ministère iranien du Renseignement ont découvert la présence illégale de deux diplomates français dans un lieu de réunion secret. Ceci a eu lieu alors que les agents iraniens exécutaient une décision judiciaire visant à arrêter deux suspects dans le cadre d’une importante affaire d’infiltration et d’ingérence étrangères.

Compte tenu de nombreux antécédents de ces deux diplomates en matière de violations et de comportements contraires aux lois iraniennes et aux obligations diplomatiques, une fois leur identité vérifiée, l’affaire a été signalée au ministère des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, toujours selon le même communiqué, dans lequel le ministère iranien du Renseignement a affirmé que les diplomates ont été remis à l’ambassadeur d’Iran en France, en présence de la police diplomatique.

La France a ensuite orchestré un tapage médiatique dans le but de fuir en avant et de détourner l’attention de ces violations, a déploré le ministère iranien, ajoutant qu’un premier examen des documents retrouvés sur place a fait apparaître un projet impliquant une opération d’infiltration et d’ingérence étrangères.

« Les premières investigations font état de la planification et de la conception d’un vaste projet ayant notamment pour objectifs l’infiltration, l’ingérence étrangère et la préparation du terrain pour permettre à la France d’agir contre l’indépendance du pays, notamment par l’identification de certaines personnes ciblées par des acteurs étrangers et l’établissement de contacts clandestins à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ainsi que la création de réseaux [avec lesdits éléments], en recourant à des méthodes de dissimulation », lit-on dans le communiqué.

Le ministère iranien du Renseignement a indiqué que les contrats découverts dans le cadre de ce projet portent la signature d’un ancien ambassadeur de France en Iran, précisant que le gouvernement français doit s’expliquer sur ses agissements.

« Compte tenu de l’infiltration et de l’ingérence manifestes dans les affaires intérieures de l’Iran, notamment en temps de guerre, de la violation flagrante des lois du pays et de la transgression des cadres diplomatiques, qui ont été définitivement établies dans le cadre de ce projet, le ministère du Renseignement avertit qu’il ne permettra pas à ses hôtes diplomatiques de se livrer à des activités illégales et interventionnistes », a ajouté le texte, soulignant que toute récidive entraînera « des mesures appropriées à l’encontre des auteurs », a-t-il poursuivi.

Dans son communiqué, le ministère iranien a fait référence à la législation française adoptée en 2024 pour lutter contre les ingérences étrangères, précisant que Paris connaît donc les principes encadrant l’interdiction de toute intervention étrangère.

À l’issue de ce texte, le gouvernement français a été appelé à se concentrer sur ses propres problèmes et les besoins sociaux de sa population, plutôt que de s’ingérer dans les affaires de pays indépendants.

En juillet 2026, deux diplomates français ont été brièvement interpellés à Téhéran après avoir été retrouvés dans un lieu de réunion secret lié à une enquête de sécurité. La France avait accusé les forces de sécurité iraniennes d’avoir maltraité les diplomates. Accusations rejetées par Téhéran dans la mesure où les deux hommes avaient été interrogés au sujet de leur comportement « inhabituel ».

Le communiqué conclut en soulignant que les investigations concernant ce dossier se poursuivent et que des informations complémentaires seront communiquées ultérieurement.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV