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Détroit d’Ormuz : l’Iran met en garde les États-Unis contre une « erreur d’appréciation encore plus grave »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des navires dans le détroit d’Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, dans le nord d’Oman, le 17 mai 2026. (Photo : AFP)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme que les défaillances des services de renseignement américains ont conduit Washington à répéter ses erreurs à l’égard de la République islamique d’Iran. Les États-Unis devraient éviter de commettre une « erreur d’appréciation encore plus grave » concernant le détroit d’Ormuz, a-t-il averti.

Ces propos de M. Araghchi publiés jeudi sur X interviennent après que le président américain Donald Trump a prétendu que son pays avait le « contrôle total » du détroit, alors que le trafic maritime dans cette voie maritime stratégique est tombé à son plus bas niveau en une semaine, avec seulement huit navires ayant transité par le détroit sous le contrôle de la voie iranienne, contre environ 130 transits quotidiens avant la guerre.

Araghchi a déclaré : « Les États-Unis ont longtemps commis des erreurs d’appréciation en raison de défaillances de leurs services de renseignement. L’exemple le plus frappant est la guerre contre l’Iran. Aujourd’hui, ils commettent une erreur d’appréciation encore plus grave dans le détroit d’Ormuz. »

Le ministre iranien des Affaires étrangères a ajouté : « Pire que la désinformation, il y a les faux renseignements. Soyez prudents. Dieu est Grand, plus Grand que toute puissance sur Terre. En Dieu, nous plaçons notre confiance. »

L’Iran a restreint le passage à travers le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième de la demande mondiale de pétrole, en réponse à l’agression illégale américano-israélienne contre le pays, qui a commencé le 28 février et pris fin avec le cessez-le-feu du 8 avril.

Le 17 juin, Téhéran et Washington ont signé un mémorandum d’entente négocié par le Pakistan, dont l’article 5 confie entièrement à l’Iran la responsabilité de la réouverture et de la gestion du détroit d’Ormuz.

Cependant, les États-Unis ont tenté de saper la souveraineté de l’Iran sur ce passage énergétique mondial crucial en établissant un corridor dangereux au large des côtes omanaises. Ils ont également repris leurs frappes aériennes contre l’Iran, en violation de l’accord mettant fin à la guerre.

Les mesures illégales prises par les États-Unis ont incité l’Iran à déclarer le détroit d’Ormuz fermé au moins jusqu’à la fin des ingérences américaines dans la région.

Parallèlement, l’Iran et le Sultanat d’Oman mènent des pourparlers afin de parvenir à un accord sur un nouveau mécanisme de gestion du trafic maritime dans le détroit.

L’Iran a souligné que la réouverture de cette voie maritime dépendait du respect, par les États-Unis, de leurs obligations en vertu du mémorandum d’entente censé mettre fin à la guerre.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV