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La France traverse une période budgétaire sans précédent depuis des décennies (Bayrou)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
François Bayrou, ancien Premier ministre français. (Archives)

L'ancien Premier ministre français François Bayrou a tiré la sonnette d'alarme face à la situation budgétaire de la France et assuré que « la crise financière de la France est inéluctable ».

« La crise financière est inéluctable », indique l'ancien locataire de Matignon sur Europe 1, rappelant: « Jamais depuis trois quarts de siècle. La France n'a été dans la situation où elle se trouve ».

« Pour dire, l'an prochain la totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français ne suffira pas à payer la totalité des intérêts sur la dette. Pas le capital, simplement les intérêts », s'alarme le président du MoDem.

« C'est une situation qui n'en a jamais existé. Et je crois en effet qu'on ne confie pas un Boeing à quelqu'un qui n'a jamais piloté, y compris un planeur », conclut-il, appelant à ne pas choisir le Rassemblement national ou La France insoumise en 2027.

Les propos de François Bayrou interviennent alors que, face aux contraintes budgétaires en France, l'Inspection générale des finances (IGF) et l'Inspection générale de l'administration (IGA) ont recommandé, dans une revue de dépenses publiée discrètement fin juillet, de réduire le nombre de primes des agents de l'État. Elles représentaient 19,1 milliards d'euros en 2025.

Sans communication particulière, l'Inspection générale des finances (IGF) a mis en ligne le 24 juillet une « revue des dépenses » sur les primes et indemnités de la fonction publique d'État, réalisée avec l'Inspection générale de l'administration (IGA). Le rapport, demandé par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, en février, vise à « renforcer la cohérence de la politique de rémunération », « limiter le nombre » de ces dispositifs et garantir une trajectoire conforme aux finances publiques. Entre 2015 et 2025, la part des primes dans la rémunération des agents est passée de 20,4 % à 25 %, pour un coût total de 19,1 milliards d'euros.

Malgré une baisse de 628 à 543 primes, les objectifs de simplification et de lisibilité n'ont été que « partiellement atteints », constatent les inspections. Ce système agace jusque dans le privé, où les salariés voient leur gratification s'effacer dès lors que les résultats de l'entreprise sont moins bons.

Elles préconisent une revue annuelle dans chaque ministère, ciblant en priorité les primes à faible montant (moins de 100 euros par an pour 22 d'entre elles) ou concernant peu d'agents (185 concernaient moins de 100 personnes en 2025).

Autre critique apportée au rapport de l'IGF : certains estiment que ses services comptent parmi les plus gourmands en primes. « C'est le comble de demander à l'IGF un rapport sur les primes dans la fonction publique. Tout fonctionnaire sait que c'est au ministère de l'Économie et des Finances que les primes sont les plus obscures et les plus élevées ! »

L'État dépensier qui appelle les Français et les entreprises à faire des efforts semble désormais contraint de faire le ménage dans les primes de ses propres agents. Ces propositions sensibles s'inscrivent dans l'effort de maîtrise des dépenses publiques, alors que le déficit est encore reparti à la hausse au début du mois d'août.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV