La fuite des cerveaux a atteint des niveaux record dans les territoires occupés par Israël. Docteurs, ingénieurs et cadres de la high-tech quittent la Palestine occupée par dizaines de milliers depuis trois ans.
Selon l'Autorité fiscale du régime israélien et une étude de l'université de Tel-Aviv, l'émigration des médecins et des ingénieurs bat des records dans les territoires occupés par Israël au cours des dernières années.
Selon le rapport, les départs des territoires occupés par Israël se sont poursuivis à un rythme élevé en 2025, avec près de 50 000 personnes, et ce pour la troisième année consécutive.
Il s’agit également d’une fuite qui touche de plus en plus les catégories les plus aisées. Les émigrants d’aujourd’hui disposent en moyenne de revenus 50 % supérieurs à ceux du reste de la population, alors qu’ils se situaient encore au niveau de la moyenne nationale avant 2019.
L’instabilité politique liée à la réforme judiciaire, la guerre contre Gaza et les incertitudes économiques figurent parmi les principaux facteurs à l’origine de ces départs.
Selon les estimations, les conséquences directes de ces fuites en masse pourraient porter les pertes de recettes fiscales à 3,5 milliards de dollars par an. Mais l’impact dépasse largement le seul aspect financier. En Palestine occupée, les 20 % des ménages les plus aisés acquittent 92 % de l’impôt sur le revenu. Le départ de ces profils clés menace ainsi des secteurs essentiels de l’économie et de la santé publique. Les experts prévoient un effet domino qui, à terme, pourrait devenir irréversible.
Israël a lancé une guerre génocidaire contre la bande de Gaza en octobre 2023 et continue de bombarder en dépit de la conclusion d’un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. Selon certains analystes, la guerre à Gaza et en Cisjordanie, permet au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu de détourner l’attention du public des trois affaires de corruption dans lesquelles il est poursuivi.