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Tensions au Groenland : une société américaine liée à Trump prépare ses forages pétroliers sans autorisation du gouvernement

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une société américaine liée à Trump prépare ses forages pétroliers sur la côte est du Groenland sans autorisation du gouvernement. ©SIPA

Une société pétrolière texane liée à Donald Trump a fait débarquer du matériel de forage sur la côte est du Groenland, sans avoir obtenu l'aval des autorités locales, qui ont adressé un « avertissement ferme » à l'entreprise.

Alors que Donald Trump continue d'afficher ses ambitions sur le Groenland, un projet pétrolier américain lié à son entourage fait monter la tension avec les autorités locales. La société texane Greenland Energy a commencé à acheminer du matériel destiné à préparer des opérations de forage sur la côte est du territoire arctique, sans disposer des autorisations nécessaires, raconte The Guardian.

Le gouvernement groenlandais a adressé un « avertissement ferme » après le débarquement, ces derniers jours, d'une douzaine de conteneurs de matériel logistique sur l'île. « Toutes les futures opérations logistiques devront être approuvées par l'autorité des ressources minérales, avant d'être menées », a averti l'exécutif local. Deux jours plus tard, Donald Trump a de nouveau publié sur Truth Social une image le montrant surplombant un village groenlandais, accompagnée des mots « Hello Greenland ».

Greenland Energy estime que les réserves étudiées pourraient receler jusqu'à 1 000 milliards de dollars de brut (environ 868 milliards d'euros) et prévoit de consacrer 60 millions de dollars (52 millions d'euros) au forage, réduit depuis à un seul puits après des discussions avec Nuuk. Le Groenland a cessé de délivrer de nouvelles licences pétrolières en juin 2021 pour des raisons environnementales. Mais l'entreprise britannique 80 Mile détient toujours des droits d'exploration dans la région. Elle s'est associée à Greenland Energy, qui doit financer les opérations de prospection.

Alors que Larry Swets, PDG de Greenland Energy, affirme que le projet pétrolier « n'a aucun lien avec l'annexion américaine », la société a tissé des liens avec des personnalités proches de Trump, notamment l'ancien animateur de télévision Phillip Calvin McGraw, engagé pour produire un documentaire présentant le projet comme l'œuvre de « prospecteurs clandestins des temps modernes ».

La société avait déjà suscité une vive indignation après qu'un représentant a déclaré qu'elle était autorisée à débarquer du matériel de forage, une affirmation que Larry Swets a par la suite reconnue comme ayant créé la « confusion ».

Greenland Energy a ensuite indiqué à ses actionnaires que les négociations avec les autorités groenlandaises avaient été « constructives » et qu'elle restait optimiste quant à l'obtention des autorisations nécessaires au forage.

Le gouvernement groenlandais a toutefois déclaré que la demande était toujours en cours d'examen et que la société n'avait reçu aucune autorisation.

Ce différend survient alors que Trump a menacé à plusieurs reprises de prendre le contrôle du Groenland, notamment par une récente publication sur les réseaux sociaux le montrant surplombant un village groenlandais. 

Greenland Energy prévoit de commencer les forages en octobre, tandis qu'un navire transportant environ 300 conteneurs de matériel supplémentaire devrait quitter le Canada le 12 septembre.

L'envoyé spécial de Trump au Groenland, Jeffrey Martin Landry, a affirmé que le Groenland pourrait produire du pétrole dès l'année prochaine.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV