Le ministre iranien de la Défense par intérim a déclaré que la technologie militaire nationale de l’Iran surpassait tous les systèmes de défense de la région, alors que des informations indiquent que les États-Unis sont confrontés à une diminution de leurs stocks d’armes après des mois d’agression contre l’Iran.
Le général de brigade Majid Ibn al-Reza a déclaré mercredi que les forces armées iraniennes restaient pleinement préparées à répondre à toute menace grâce aux capacités de l’industrie nationale de défense. « Chaque jour, les signes du déclin des capacités de l’ennemi deviennent plus évidents, mais nos forces armées, soutenues par l’industrie de défense du pays, disposent de tous les moyens nécessaires pour faire face à toute menace », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que les pays cherchant à acquérir une supériorité militaire grâce à des équipements importés finiraient par constater que « la technologie nationale iranienne est supérieure à tous les systèmes de la région ».
Ces déclarations interviennent alors que, selon un reportage de CNN publié mercredi, les États-Unis ont consommé près de 80 % de leur stock d’intercepteurs THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) et environ la moitié de leurs stocks de missiles Patriot depuis le début du conflit.
Le rapport indique également que les forces américaines ont utilisé « pratiquement la totalité » de leurs missiles tactiques de longue portée ATACMS (Army Tactical Missile System) ainsi qu’une grande partie de leurs missiles de frappe de précision PrSM (Precision Strike Missile), laissant les stocks de munitions du Pentagone à un niveau jugé « dangereusement bas ».
Parallèlement, l’armée américaine cherche à développer un intercepteur de missiles à faible coût destiné à contrer les drones, ce qui témoigne de la pression croissante exercée sur ses stocks actuels d’intercepteurs.
Les analystes cités dans le rapport estiment que les cadences de production actuelles ne permettront pas de reconstituer rapidement les stocks de missiles essentiels, un processus qui pourrait prendre plusieurs années.
Le 28 février, les États-Unis et le régime israélien ont lancé conjointement une agression non provoquée contre l’Iran, ciblant de hauts responsables iraniens ainsi qu’une école primaire à Minab, dans le sud du pays, où 168 enfants, enseignants et parents ont été tués.
En réponse, les forces armées iraniennes ont mené de puissantes frappes de représailles contre des intérêts américains et israéliens dans la région, infligeant de lourdes pertes à la coalition d’invasion. Les hostilités ont pris fin après quarante jours avec un cessez-le-feu, officialisé à la mi-juin par la signature du mémorandum d’Islamabad par les présidents iranien et américain.
Cependant, quelques semaines seulement après la signature de ce mémorandum, les États-Unis ont commencé à en violer les dispositions, provoquant une nouvelle escalade du conflit. Au cours de cette reprise des hostilités, des infrastructures civiles situées dans les provinces méridionales de l’Iran ont été prises pour cible.
L’Iran a riposté en lançant des frappes de précision au moyen de missiles et de drones de fabrication nationale contre plusieurs bases américaines au Moyen-Orient, notamment à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.
Le président américain Donald Trump avait menacé, la semaine dernière, de lancer une frappe d’envergure contre l’Iran, visant notamment les infrastructures énergétiques du pays. Il est toutefois revenu sur cette menace par la suite, notamment en raison de l’insuffisance des stocks de missiles nécessaires pour faire face à d’éventuelles représailles iraniennes.