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France: le déficit budgétaire atteint 106,8 milliards d’euros au premier semestre 2026

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le siège du ministère de l'Economie et des Finances, à Paris. ©SIPA

Le déficit budgétaire de l’État atteint 106,8 milliards d’euros au premier semestre 2026, en hausse de 6,4 % sur un an.

Les recettes progressent, mais la hausse des dépenses, notamment celles liées aux intérêts de la dette et au budget militaire, creuse l’écart. Le gouvernement fait face à une pression accrue pour contenir la dette et respecter ses objectifs budgétaires.

Selon les chiffres publiés mardi 4 août par le ministère de l’Action et des Comptes publics, l’État a accumulé, entre le 1er janvier et le 30 juin, un déficit budgétaire supérieur de 6,4 milliards d’euros à celui enregistré sur la même période en 2025.

Cette dégradation intervient après une amélioration en 2025, lorsque le déficit de l’État avait reculé de 31,7 milliards d’euros en un an. Mais les données des six premiers mois de 2026 montrent que cette dynamique de redressement semble désormais s’essouffler, alors que le gouvernement espérait encore réduire le déficit public à 5 % du PIB.

Les recettes de l’État restent pourtant relativement solides. Sur le semestre, les recettes du budget général ont progressé de 2,8 %, soutenues notamment par la TVA (+4,2 % à périmètre constant) et l’impôt sur le revenu (+2,7 %).

L’État a également bénéficié, en janvier, de la restitution de 6,9 milliards d’euros correspondant à des dotations de recherche arrivées à échéance. En revanche, les recettes provenant des taxes énergétiques ont reculé.

En savoir plus: L’agriculture française au bord du gouffre : un déficit historique se profile après près d’un demi-siècle

Un déséquilibre massif

Le principal problème vient de la progression des dépenses, qui ont augmenté de 5,6 % sur un an.

La charge de la dette pèse particulièrement lourd : l’État a versé 34,5 milliards d’euros d’intérêts au premier semestre, soit une hausse de près de 19 %.

Les dépenses militaires contribuent également à cette augmentation. Elles progressent sous l’effet des engagements militaires et des opérations extérieures, alors que la nouvelle loi de programmation militaire prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires pour la défense entre 2026 et 2030.

Le prélèvement français au budget de l’Union européenne a également augmenté de 23 %.

Au total, l’État a encaissé 187,7 milliards d’euros de recettes au premier semestre, contre 276,8 milliards d’euros de dépenses, hors comptes spéciaux et budgets annexes.

Malgré les mesures d’économies annoncées et le gel de certains crédits, le déséquilibre reste important. Une situation qui alimente mécaniquement la hausse de la dette publique et complique l’objectif de redressement budgétaire fixé par l’exécutif.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV