Un sit-in de solidarité a été organisé devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge à Gaza, pour exiger la libération immédiate des journalistes palestiniens emprisonnés par le régime israélien.
Le Comité des prisonniers des forces nationales et islamiques, en collaboration avec le Forum des journalistes palestiniens, a organisé, lundi 3 août, un sit-in de solidarité devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge à Gaza, pour exiger la libération immédiate des journalistes palestiniens détenus dans les prisons israéliennes et la fin des violations continues à leur encontre.
Des dizaines de journalistes et de représentants des Forces nationales et islamiques ont participé au rassemblement en sit-in, brandissant des photos des journalistes emprisonnés et des pancartes réaffirmant leur droit à la liberté, tout en dénonçant la politique du régime d’occupation qui cible les journalistes pour faire taire la voix palestinienne.
Les intervenants ont déploré que les journalistes emprisonnés soient victimes de graves violations dans les prisons israéliennes, notamment de torture, de négligence médicale et de diverses formes de persécution, rendues possibles par le silence de la communauté internationale. Ils ont appelé les organisations de défense des droits humains et les organisations humanitaires à assumer leurs responsabilités juridiques et morales et à agir sans délai pour obtenir leur libération.
Le dirigeant du mouvement Fatah, Nashat al-Wahidi, présent lors de ce sit-in, a réaffirmé que le silence de la communauté internationale donnait le feu vert à la poursuite des violations israéliennes et exigé une action urgente pour sauver la vie des prisonniers et garantir leur libération immédiate.
Le journaliste et ancien prisonnier Imad Al-Ifranji a évoqué les conditions de détentions des journalistes dans les prisons du régime sioniste. Il a indiqué que plus de 42 journalistes y étaient actuellement détenus, tandis que deux autres sont toujours portés disparus depuis leur arrestation au cours de l'agression en cours contre la bande de Gaza.
Il a souligné que les journalistes sont victimes d’assassinat, de blessures, de la destruction des institutions médiatiques, ainsi que d'arrestations et de disparitions forcées, dans le but de les réduire au silence et d'empêcher que la vérité sur les violations commises ne soit portée à la connaissance du monde.
Al-Ifranji a demandé aux institutions internationales concernées par la liberté de la presse et les droits de l’homme, de fournir une protection aux journalistes palestiniens, d’exercer de réelles pressions sur le régime sioniste pour les libérer, ainsi que de soutenir les efforts médiatiques pour fait entendre leurs souffrances à l’opinion publique mondiale. Il a également exhorté les ambassades arabes et islamiques ainsi que les consulats palestiniens à intensifier leurs actions diplomatiques pour maintenir le dossier des journalistes emprisonnés présent dans les forums internationaux.
La première moitié de l’année 2026 a été marquée par une intensification des violations israéliennes à l’encontre des journalistes palestiniens. Des instances palestiniennes ont documenté 467 violations, incluant des meurtres, des blessures, des arrestations, des interdictions de couverture et des attaques contre les équipes médiatiques.
Ces violations ont causé la mort de 264 journalistes, fait 226 blessés et conduit à l'arrestation de 193 autres. Elles ont également entraîné la destruction de 187 institutions médiatiques et de 140 habitations appartenant à des journalistes, ainsi que la mort de 713 membres de leurs familles.