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L'Iran a vaincu l’Amérique à mi-chemin de la « troisième guerre de Trump » (conseiller du Leader)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Mohsen Rezaï, conseiller du Leader de la Révolution islamique. (Archives)

Mohsen Rezaï, conseiller du Leader de la Révolution islamique, a déclaré que les États-Unis avaient été vaincus à mi-chemin de ce qu'il a qualifié de « troisième guerre » menée par le président américain Donald Trump contre l'Iran. Les forces iraniennes ont perturbé les plans américains, forcé le déplacement de leurs centres de commandement et leur ont infligé de lourdes pertes, ajoutant ainsi un nouvel échec majeur à la longue liste de revers de Washington.

S'exprimant lors d'une interview télévisée spéciale lundi, le général Rezaï, ancien commandant du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) pendant la Défense sacrée (1980-1988), a qualifié la récente agression américaine de troisième guerre de Trump contre l'Iran, après la guerre des 12 jours et l’attaque criminelle déclenchée le 28 février contre le pays.

Il a également révélé que l'Iran s'était préparé à frapper trois cibles en Ukraine en représailles à une attaque contre un navire iranien, mais a suspendu l'opération après que Kiev a affirmé qu'il s'agissait d'une erreur, tout en soulignant que des réparations restaient obligatoires.

« Nous étions prêts à attaquer trois zones en Ukraine », a déclaré le général Rezaï. « Mais après qu'ils ont reconnu une erreur, nous avons suspendu notre riposte pour examiner leurs allégations. Même s'il s'agissait d'une erreur, une compensation reste nécessaire. »

Présentant ses condoléances à l'occasion de l'Arbaïn, le général Rezaï a affirmé que l'Iran avait déjà bien progressé sur la voie de la victoire et devait préserver avec discernement son unité et sa fermeté, en s'inspirant de la doctrine du Leader martyr, l'imam Seyyed Ali Khamenei fondée sur la dignité, la sagesse et l'intérêt national.

Le général Rezaï a rappelé que la mauvaise foi de Washington était manifeste depuis le début. Les Américains, en adoptant de nouveaux arrangements, ont ouvert un corridor au sud du détroit d'Ormuz, puis ont bombardé la zone, au lieu de soumettre tout différend au comité de résolution des conflits.

Décrivant la bataille d'Ormuz, le général Rezaï a noté l'absence d'Israël lors de la dernière vague d'attaques, qui s'est concentrée sur le sud de l'Iran. Les objectifs probables étaient de préparer le terrain pour une soi-disant opération terrestre visant à forcer le passage du détroit d'Ormuz ou à cibler les installations nucléaires iraniennes.

Les forces américaines ont bombardé des ponts, des radars et certains centres militaires afin d'affaiblir la logistique iranienne, a-t-il affirmé.

« Trump a exigé des frappes plus importantes du commandant du CENTCOM car les conditions d'une opération terrestre n'étaient pas réunies », a poursuivi le général Rezaï. « Mais ses commandants lui ont répondu que leurs capacités maximales avaient déjà été engagées; malgré cela, ils ont échoué. Cela met en lumière les erreurs d'appréciation des commandants militaires américains. »

En réponse, l'Iran a lancé des frappes successives, intenses et précises contre des bases américaines dans toute la région. Ces attaques ont forcé le redéploiement des forces américaines et déplacé leur commandement d'abord du Qatar vers la Jordanie, puis vers Israël, éloignant ainsi le commandement et le soutien du champ de bataille.

« L'Iran a déjoué leur plan. La troisième guerre de Trump contre l'Iran a échoué à mi-chemin, ajoutant un revers majeur à ses précédents échecs. Nous avons poursuivi nos frappes pendant deux jours après l'arrêt des frappes américaines », a-t-il ajouté.

Le général Rezaï a expliqué que le régime sioniste s'était tenu à l'écart des derniers affrontements car il reste englué à Gaza, en Cisjordanie occupée et au Liban, et parce que Trump cherchait à donner l'illusion d'agir indépendamment des pressions israéliennes.

Concernant la situation actuelle, le conseiller du Leader a indiqué qu'aucun cessez-le-feu formel n'était en vigueur au sens conventionnel du terme. « Les États-Unis ont récemment admis le bilan de 650 morts et blessés alors que les estimations iraniennes font état de près de 500 morts et d'un grand nombre de blessés. »

Bien qu'un plan d'invasion terrestre américain de grande envergure ne soit plus réaliste et ait été considérablement affaibli, des opérations limitées ne peuvent être totalement exclues, ajoute-il. « Washington prépare déjà une quatrième offensive, notamment par des manœuvres visant à attiser les troubles intérieurs et des tentatives d'entraîner d'autres pays dans le conflit, comme en témoignent l'attaque ukrainienne contre un navire iranien et l'implication saoudienne dans les bombardements en Irak. »

Le général Rezaï a averti que les manœuvres désespérées des États-Unis risquent de déclencher une troisième guerre mondiale. L'Asie de l'Ouest présente aujourd'hui un potentiel d'escalade bien plus important que l'Europe à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le détroit d'Ormuz et le golfe Persique constituent une zone hautement sensible; les efforts américains pour dominer ce détroit pourraient entraîner d'autres puissances dans un conflit plus vaste.

Il a relevé la volonté de Donald Trump de mobiliser l'OTAN et les signaux interventionnistes croissants du nouveau Premier ministre britannique, qualifiant ces tentatives de signes de désespoir après les défaites des récentes agressions. Les récentes tentatives de Benjamin Netanyahu pour entraîner les États-Unis dans une nouvelle escalade ont largement échoué cette fois-ci.

Rejetant l'accusation selon laquelle l'Iran serait « l'agresseur », le général Rezaï a souligné que ce sont les États-Unis qui sont les bellicistes. « Si un sondage mondial était organisé, l'immense majorité des gens dans le monde désigneraient les États-Unis comme les bellicistes. »

« L'Iran a toujours œuvré pour prévenir la guerre et est entré dans les négociations tout en étant conscient de la mauvaise foi américaine. L'ennemi a mal interprété la noblesse politique de l'Iran et sa disposition au dialogue comme une marque de faiblesse ; il a violé ses engagements à trois reprises et a finalement imposé la guerre à l'Iran », a-t-il fait remarquer.

« C’est l’Amérique qui a attaqué notre pays et notre peuple, qui a entraîné le martyr de notre Leader et nos enfants. Les avons-nous attaqués et massacrés ? », a-t-il demandé.

L’Iran, insiste-il, ne cherche pas à étendre la guerre ni à encourager les conflits impliquant d’autres pays, car de tels développements risquent de déclencher une guerre mondiale. « La diplomatie demeure nécessaire, mais comme l’a déclaré le Leader de la Révolution, l’Amérique doit changer de comportement et honorer ses engagements. »

Dans un tweet distinct publié lundi soir, le général Rezaï a déclaré : « Si le blocus persiste, les navires et les forces américaines seront confrontés à de graves risques et à des pertes. Les États-Unis doivent changer de comportement – ​​sinon nous ne le tolérerons pas. Nous n’autoriserons jamais l’ouverture d’un second couloir dans le détroit d’Ormuz. »

Le conseiller du Leader de la Révolution islamique a souligné que l'Iran a agi de manière responsable dans le détroit d'Ormuz, garantissant la sécurité de tous, car la sécurité économique mondiale est une priorité pour Téhéran; ce sont les États-Unis qui créent l'insécurité. « Le cycle guerre-négociations-cessez-le-feu doit prendre fin et la menace de guerre doit être écartée. L'Amérique doit faire le premier pas en changeant de comportement. Le maintien du blocus mettra en danger les navires de guerre américains. »

Pour conclure, le général Rezaï a appelé le peuple iranien, qui a transformé les rues en première ligne d'un grand soulèvement national, à prolonger cet éveil sur le terrain économique.

« Une seule levée des sanctions ne suffira pas à provoquer une renaissance économique. Il faut lever les obstacles, abroger les lois restrictives, transformer l'économie dominée par l'État et faire du peuple un véritable partenaire de l'activité économique. »

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV