Ce lundi 3 août, le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que l’Iran n’a pas l’intention d’alimenter les tensions en Asie de l’Ouest, tout en soulignant qu’il ne fera preuve d’aucun compromis lorsqu’il s’agira de défendre son intégrité territoriale.
« La République islamique d’Iran ne cherche ni à aggraver les tensions ni à déstabiliser la région. En revanche, elle mobilisera toutes ses capacités pour défendre la sécurité du pays, ses intérêts nationaux et son intégrité territoriale », a-t-il indiqué.
Ces remarques ont été formulées après que le président américain Donald Trump a prétendu avoir renoncé, à la demande du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, à ordonner une nouvelle vague de frappes aériennes contre l’Iran.
Trump a également indiqué que des pourparlers avec Téhéran allaient reprendre. Une allégation aussitôt démentie par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, qui a assuré que la République islamique d’Iran ne mène actuellement aucune négociation avec les États-Unis.
Toutefois, M. Baghaï a précisé que l’Iran est en concertation avec Oman afin de mettre en place un corridor maritime temporaire et sécurisé destiné au transit des navires dans le détroit d’Ormuz, voie stratégique restée sous contrôle iranien depuis les premiers jours de l’agression illégale américano-israélienne contre la République islamique d’Iran.
Plus tôt, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti que tout acte hostile mené par les États-Unis ou le régime israélien, ainsi que toute participation ou coopération des pays de la région à de tels aventurismes, entraînera une riposte « décisive et proportionnée » de la part des forces armées iraniennes.
Pour rappel, les États-Unis et le régime israélien ont lancé, le 28 février, une guerre d’agression illégale contre l’Iran en assassinant le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts commandants militaires. Plusieurs États arabes riverains du golfe Persique ont apporté leur soutien à cette offensive militaire.
Le 8 avril, quarante jours après le déclenchement de la guerre, les agresseurs ont été contraints d’accepter un cessez-le-feu, sous l’effet de la résistance iranienne, des opérations de représailles menées par les forces armées de la République islamique d’Iran et du contrôle exercé par Téhéran sur le détroit d’Ormuz.
En juillet, les États-Unis ont mené de nouvelles frappes aériennes contre l’Iran, en violation flagrante du mémorandum d’entente d’Islamabad signé le 18 juin entre Washington et Téhéran afin de mettre fin au conflit.
En riposte, les forces armées iraniennes ont lancé des attaques de grande ampleur contre plusieurs cibles stratégiques américaines en Asie de l’Ouest, infligeant de lourdes pertes aux forces militaires américaines.