Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a tenu une série d'entretiens téléphoniques de haut niveau avec son homologue saoudien et le chef de l'armée pakistanaise dans le cadre des consultations régionales en cours visant à préserver la sécurité et la stabilité en Asie de l’Ouest, au lendemain d'une mise en garde explicite contre toute nouvelle agression des États-Unis ou du régime israélien.
Selon l'agence de presse officielle iranienne, IRNA, M. Araghchi s'est entretenu dimanche soir, pour la deuxième fois en moins de vingt-quatre heures, avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, ainsi qu'avec le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir. Les discussions ont porté sur les derniers efforts et initiatives diplomatiques visant à préserver et renforcer la sécurité et la stabilité régionales. Les parties ont souligné la nécessité de tirer parti des mécanismes de coopération régionale et de privilégier les solutions politiques.
Selon un communiqué publié sur X par le ministère saoudien des Affaires étrangères, les ministres saoudien et iranien ont discuté de la situation actuelle. Le prince Faisal ben Farhan a réaffirmé « la volonté de Riyad de poursuivre les discussions régionales afin de rétablir la sécurité et la stabilité, dans l'intérêt commun de tous les États et peuples de la région ».
Samedi, M. Araghchi avait mis en garde son homologue saoudien contre les complots et les actions agressives menés par les États-Unis et le régime israélien dans toute la région.
Il a souligné que toute agression ou action hostile des États-Unis ou du régime israélien, ainsi que toute participation ou tout soutien de pays de la région à de telles décisions, « se heurterait à une réponse ferme et proportionnée des forces armées iraniennes ».
Lors d'entretiens distincts, le même jour, avec le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, et le maréchal Asim Munir, M. Araghchi a abordé les dernières évolutions régionales, notamment les conséquences des actions agressives et déstabilisatrices des États-Unis. Il a réaffirmé que l'Iran était pleinement prêt à répondre avec fermeté à toute erreur de calcul.
Depuis le 7 avril, date de l'annonce par le président américain Donald Trump d'un cessez-le-feu unilatéral à l'issue de la dernière vague d'agressions américano-israéliennes non provoquées contre la République islamique d'Iran, déclenchée le 28 février, les États-Unis ont à plusieurs reprises violé le territoire iranien.
Ces violations se sont poursuivies même après la signature, en juin, d'un mémorandum d'entente négocié par le Pakistan entre Washington et Téhéran, dont la première clause exigeait explicitement la cessation de toute agression sur l'ensemble des fronts.
Les États-Unis ont également tenté d'aider certains navires à contourner la route maritime désignée par la République islamique d’Iran pour assurer un passage sûr et légal dans le détroit d'Ormuz, en cherchant à escorter des bâtiments ayant emprunté une voie de navigation illégitime.
Les forces armées iraniennes ont riposté fermement à chaque violation, y compris à celles liées au soutien apporté à la circulation illégitime de navires dans cette voie navigable stratégique.
L'Iran réaffirme son engagement à défendre ses droits et sa souveraineté, tout en privilégiant les solutions diplomatiques et la coopération régionale afin de faire face aux agressions étrangères et de garantir une stabilité durable en Asie de l’Ouest.