Le gouvernement irakien a rejeté les informations selon lesquelles des avions américains auraient atterri sur la base aérienne d’Aïn al-Assad, dans la province d’al-Anbar, à l’ouest du pays.
Bagdad a démenti dimanche ces informations, les qualifiant de fausses, et affirmant qu’aucune information ou déclaration officielle ne venait étayer ces allégations.
Le chef de la cellule de sécurité irakienne pour les médias (ISMC), le lieutenant-général Saad Maan, a déclaré que certaines plateformes de médias sociaux et organisations médiatiques avaient diffusé des allégations concernant l’arrivée d’avions américains sur la base militaire, mais a souligné que ces informations étaient dépourvues de tout fondement factuel.
Récemment, les médias irakiens ont publié des informations non vérifiées affirmant que des avions américains avaient atterri sur la base aérienne d’Aïn al-Assad, dans la province occidentale d’al-Anbar.
Dans un communiqué, le chef de l’ISMC a appelé les journalistes, les médias et les utilisateurs des médias sociaux à faire preuve d’exactitude dans leurs reportages, à se fier uniquement aux sources officielles et à ne pas se laisser induire en erreur par de fausses informations.
Il a insisté sur le fait que les informations diffusées sur certaines plateformes de médias sociaux et par certains médias à ce sujet « sont entièrement fausses et ne reposent sur aucune information ou déclaration officielle ».
Le démenti catégorique du responsable irakien intervient alors que les tensions régionales s’intensifient à nouveau dans le contexte de la guerre israélo-américaine qui se poursuit contre l’Iran.
La guerre, qui a commencé le 28 février par des frappes américano-israéliennes en visant le bureau du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, s’est intensifiée ces dernières semaines, faisant craindre une extension du conflit aux pays voisins, plongeant cette région riche en énergie dans une nouvelle crise et portant un nouveau coup dur aux marchés énergétiques mondiaux et à la sécurité maritime.
La reprise des frappes a entraîné des perturbations du trafic maritime commercial dans le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb, soulignant l’impact économique et sécuritaire plus large de la guerre.
« La République islamique d’Iran n’est parvenue à aucun accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz, et les informations publiées à ce sujet sont fausses », a confirmé ce dimanche 2 août l’agence de presse Fars, citant une source proche de l’équipe des négociateurs iraniens.