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Le massacre des civils est l’exemple parfait de « droits de l'homme à l'américaine »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'attaque américaine contre une maison d’habitation à Chah Tangu, dans le sud de l’Iran, a tué trois membres d’une même famille. Deux autres enfants ont été blessés, le 30 juillet 2026. ©ISNA

Le Haut Conseil des droits de l’homme de la République islamique d’Iran a condamné avec la plus grande fermeté la reprise des attaques américaines contre l’Iran, affirmant que la récente frappe menée par les États-Unis contre le quartier de Chah Tangu, dans la ville de Qeshm, dans le sud du pays, qui a coûté la vie à trois membres d’une même famille et blessé deux enfants, constitue un modèle de la « violation des droits de l’homme par les États-Unis ».

Dans un communiqué publié dimanche 2 août, le Conseil a dénoncé cette attaque comme une violation flagrante du droit fondamental à la vie, reconnu par l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, selon lesquels le droit à la vie est inhérent à la personne humaine et nul ne peut en être arbitrairement privé.

« Le meurtre de membres d’une famille à leur domicile constitue une violation flagrante de ce droit fondamental et un mépris de la dignité inhérente à la personne humaine », souligne le communiqué.

Le Conseil affirme que les attaques délibérées ou indiscriminées contre des zones résidentielles et des sites civils constituent une violation « claire et flagrante » du droit international, en particulier du droit international humanitaire.

Le communiqué rappelle le principe de distinction, énoncé à l’article 48 du Protocole additionnel I de 1977 aux Quatre Conventions de Genève, selon lequel les parties à un conflit sont tenues de distinguer les objectifs militaires des civils ainsi que les biens militaires des biens civils, et de ne diriger leurs attaques que contre des objectifs militaires.

Les attaques visant des civils et des biens civils sont interdites par le droit international humanitaire, ajoute le texte, précisant que toute attaque aveugle ou disproportionnée entraînant des pertes civiles constitue une violation grave de ce droit.

Le Conseil met également en garde contre « le silence, l’inaction et le double discours » de nombreux mécanismes de l’ONU chargés des droits de l’homme face à de tels crimes, estimant que cette attitude porte gravement atteinte à la crédibilité et à l’efficacité du système international de protection des droits de l’homme.

« La poursuite de cette approche sélective et politisée ouvrira la voie à l’expansion de l’impunité et à la répétition des crimes contre des personnes sans défense », avertit le communiqué.

Le Conseil iranien appelle en outre le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, les rapporteurs spéciaux et les autres mécanismes compétents à condamner explicitement ces attaques, à prendre des mesures concrètes afin que l’État agresseur rende des comptes, à mettre fin à l’impunité de leurs auteurs, à garantir une indemnisation aux victimes et à empêcher la répétition de tels actes.

Selon le communiqué, les attaques délibérées ou imprudentes contre des zones résidentielles et la privation du droit à la vie des civils engagent la responsabilité internationale de l’État agresseur.

Le texte souligne enfin que la communauté internationale ne doit pas laisser les principes fondamentaux du droit international et des droits de l’homme être sacrifiés à des considérations politiques ou à des traitements discriminatoires, avertissant que « le silence face à ces crimes sapera non seulement l’ordre juridique international, mais donnera également le feu vert à la poursuite de violations flagrantes des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

Depuis l’annonce par le président américain Donald Trump d’un cessez-le-feu unilatéral, le 7 avril, Washington a commis de nombreuses violations de la trêve. Ces violations se sont poursuivies même après la signature par les deux parties d’un mémorandum d’entente visant à mettre fin à la guerre sur tous les fronts.

Récemment, l’armée américaine a pris pour cible une maison d’habitation à Chah Tangu, dans le sud de l’Iran, tuant trois membres d’une même famille — le père, la mère et leur fils de deux ans. Deux autres enfants ont été extraits des décombres peu après la frappe et transportés à l’hôpital pour y recevoir des soins.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV