Les informations relayées par les médias qui prétendant que la République islamique d’Iran aurait accepté un plan de réouverture du détroit d’Ormuz sont fausses et aucun changement n’a été apporté à la politique de Téhéran concernant cette voie maritime stratégique, a rapporté l’agence de presse iranienne Fars, dimanche 2 août.
L’agence Fars a démenti les informations diffusées par des médias occidentaux, citant des allégations du journaliste israélien Barak Ravid selon lesquelles l’Iran aurait accepté une proposition prévoyant que les navires entreraient dans le golfe Persique par le côté iranien du détroit et en sortiraient par le côté omanais.
« La République islamique d’Iran n’est parvenue à aucun accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz, et les informations publiées à ce sujet sont fausses », a indiqué Fars, citant une source proche de l’équipe des négociateurs iraniens.
par ailleurs, une source militaire a également rejeté ces allégations, les qualifiant de « totalement infondées ». La source a ajouté : « Tant que les actes hostiles des États-Unis se poursuivront, le détroit d’Ormuz restera fermé ».
Elle a souligné que « le passage ne sera possible que par l’itinéraire désigné, en coordination avec les forces navales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et après acquisition de l’autorisation préalable de transiter par le détroit d’Ormuz. Autrement, les autres voies sont dangereuses et les navires qui tenteraient de les emprunter rencontreraient certainement des incidents. »
La même source a réaffirmé que les informations faisant état de l’acceptation par l’Iran d’un quelconque plan étaient « sans fondement » et qu’aucune décision ni aucun changement de politique n’avaient été adoptés concernant cette voie maritime stratégique.
Cela intervient après que le président américain Donald Trump a renoncé aux attaques qu’il avait annoncées contre l’Iran, à la suite des avertissements de Téhéran promettant des représailles fermes en cas de toute nouvelle agression américaine ou israélienne.
Samedi, Donald Trump a affirmé que les États-Unis étaient « prêts à frapper la République islamique d’Iran », décrivant des niveaux de sa préparation comme « jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale ».
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont entamé des frappes de grande envergure contre le territoire iranien, ce qui a entraîné la riposte ferme de Téhéran sous la forme de vagues quotidiennes de missiles et de drones visant les intérêts américains et israéliens dans la région, ainsi que la fermeture du détroit stratégique d’Ormuz.
Malgré la signature, le 17 juin, du mémorandum d’entente d’Islamabad destiné à mettre fin aux hostilités sur tous les fronts, la reprise des frappes américaines a conduit l’Iran à reprendre ses opérations de missiles et de drones contre les intérêts américains dans la région et à refermer le détroit d’Ormuz.