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« Ceux qui invoquent le message du Prophète doivent d’abord examiner leur propre conduite » (Baghaï)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, s’est exprimé lors d’une conférence de presse. ©mfa.ir/Archives

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a critiqué la position adoptée par certains pays voisins au cours de la récente guerre d’agression menée par les États-Unis et le régime israélien, affirmant que ceux qui se réclament du message du Prophète Mohammad (que le salut de Dieu soit sur lui et sa descendance) doivent d’abord évaluer la conduite de leurs propres gouvernements à l’aune des principes de l’islam.

Dans un message en langue arabe publié ce samedi 1ᵉʳ août, M. Baghaï a rappelé que l’Iran est une nation à la civilisation ancienne et riche, qui a embrassé l’islam avant de devenir l’un des principaux piliers de l’édification et de l’essor de la civilisation islamique dans des domaines aussi variés que le fiqh, le hadith, la philosophie, la médecine, les mathématiques et la littérature.

Selon les enseignements de l’islam, la supériorité ne repose ni sur la langue arabe ni sur la proximité géographique avec le berceau de l’islam, mais exclusivement sur la piété. À cet égard, il a cité le verset 13 de la sourate Al-Hujurât : « Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. »

Aucun dirigeant n’a le droit de prétendre représenter à lui seul la « mission du Prophète Mohammad (PSL) » au seul motif qu’il est arabe ou arabophone, toujours selon son poste, dans lequel il a affirmé que de telles revendications ne peuvent se substituer au respect effectif des principes et des enseignements de l’islam.

En outre, M. Baghaï a rappelé que l’Iran a toujours défendu les relations de bon voisinage et la fraternité islamique, indépendamment des divergences politiques, y compris dans ses liens avec « un gouvernement nouvellement établi administrant un territoire séparé de l’Iran ».

S’appuyant sur plusieurs versets du Coran ainsi que sur des paroles attribuées au vénéré Prophète de l’islam (PSL), il a affirmé que les musulmans ne doivent ni soutenir les oppresseurs ni s’allier à eux.

Esmaïl Baghaï s’est demandé si le fait de coopérer avec des forces ayant mené des attaques militaires contre un pays musulman, ou d’accueillir et de soutenir les ennemis des musulmans, est compatible avec les principes islamiques en matière de justice, de bon voisinage et de solidarité entre les nations musulmanes.

« Les réponses à ces questions sont clairement énoncées dans le noble Coran, confirmées par la tradition prophétique et attestées par la conscience de la communauté musulmane », a-t-il conclu.

Ces déclarations interviennent en réaction aux récents propos du roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al Khalifa, qui s’était appuyé sur les enseignements de l’islam pour appeler l’Iran à cesser ses frappes contre les bases militaires américaines implantées à Bahreïn.

Le souverain bahreïni a lancé que le Prophète Mohammad (que le salut de Dieu soit sur lui et sa descendance) avait apporté à l’Iran un éveil spirituel, humain et intellectuel après « des siècles d’obscurité », exhortant Téhéran, « ne serait-ce que par reconnaissance », à ne pas frapper le royaume.

Depuis le début du mois de juillet, les États-Unis mènent des attaques contre les provinces méridionales de l’Iran après avoir violé les dispositions du mémorandum d’entente d’Islamabad.

En riposte, Téhéran a lancé à plusieurs reprises des frappes de missiles et de drones contre des installations militaires exploitées par les États-Unis dans la région, notamment à Bahreïn.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV