Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a renouvelé les avertissements de l’Iran au Royaume-Uni contre toute aide apportée par Londres à ceux qui mènent une agression non provoquée contre la République islamique d’Iran.
Lors d'un entretien téléphonique avec son homologue britannique, Ed Miliband, ce vendredi 31 juillet, M. Araghchi a jugé « inacceptable » toute coopération avec les agresseurs, y compris sous prétexte d'« accords de défense » antérieurs.
Le chef de la diplomatie iranienne a rappelé qu'en vertu du droit international et de la résolution portant définition de l'agression, tout État qui permet à une partie agresseuse d'utiliser son territoire ou ses installations pour perpétrer une attaque illégale contre un autre État commet un acte d'agression, ce qui donne à l'État visé le droit d'exercer la légitime défense.
Le 21 juillet, il a été révélé que le Premier ministre britannique Andy Burnham avait approuvé le maintien de l'utilisation des bases militaires britanniques par les États-Unis dans le cadre d'une agression militaire contre l'Iran, perpétuant ainsi une politique mise en place par son prédécesseur, Keir Starmer.
Cette décision fait suite à une autre mesure hostile prise par le gouvernement britannique, qui a désigné le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) comme une « menace pour la sécurité nationale. »
M. Araghchi a qualifié d'« injustifiée » l'approche inappropriée du Royaume-Uni envers l'Iran, notamment la décision de cibler le CGRI, ainsi que la complicité de Londres dans les deux guerres non provoquées contre la République islamique d’Iran.
Il a insisté sur la nécessité pour le gouvernement britannique de reconsidérer son approche à cet égard.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a souligné la détermination de l'Iran à contrer toute attaque américaine visant la République islamique d’Iran, mettant une nouvelle fois en garde contre toute contribution de tiers à de telles agressions.
Pour sa part, le ministre britannique des Affaires étrangères a affirmé que son pays « n'est pas impliqué dans la guerre contre l'Iran ». « Nous croyons en la diplomatie pour résoudre les problèmes », a-t-il déclaré.
M. Miliband a souligné la nécessité de maintenir le dialogue avec la République islamique d’Iran afin d'améliorer les relations bilatérales et de réduire les tensions dans la région.