Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a appelé le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à désigner explicitement les États-Unis et Israël comme responsables de violations du droit international, rappelant que l’ONU devait agir pour préserver sa crédibilité.
Dans une publication sur X jeudi, M. Baghaï a fait référence aux déclarations prononcées par Antonio Guterres le 23 juillet, au cours desquelles le secrétaire général de l’ONU a mis en garde contre un « mépris alarmant du droit international » et les conséquences croissantes de l’impunité.
Citant le secrétaire général, le diplomate iranien a souligné l’avertissement de M. Guterres selon lequel « l’impunité est en train de se propager », que « les violations restent sans réponse » et que « lorsque les parties privilégient les solutions militaires au détriment des règlements négociés, ce sont les civils qui en paient le plus lourd tribut ».
Il a également rappelé l’évaluation du secrétaire général de l’ONU selon laquelle « la région est entraînée dans un cercle de confrontation qui ne cesse de s’élargir ».
En réponse à ces remarques, M. Baghaï a écrit : « Vous avez tout à fait raison, Monsieur le Secrétaire général. Mais pourquoi ne pas appeler un chat un chat ? »
Il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles M. Guterres n’a pas explicitement désigné « les deux principaux responsables — les États-Unis et Israël », et a également critiqué l’absence de condamnation de ceux qui ont accordé « une impunité absolue aux auteurs de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’agression ».
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a exhorté le secrétaire général de l’ONU à assumer ses responsabilités : « Il est grand temps que vous assumiez vos responsabilités et contribuiez à empêcher que les Nations Unies et le système normatif qu’elles incarnent ne connaissent le même sort que la Société des Nations. »
Les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur première attaque militaire criminelle contre l’Iran, qui a duré 12 jours, en juin 2025. Leur deuxième agression a commencé le 28 février 2026 et s’est arrêtée début avril après 40 jours.
Dans les deux guerres, la courageuse résistance de l’Iran et ses opérations de représailles réussies ont contraint les ennemis à accepter un cessez-le-feu.
Ce mois-ci, cependant, les États-Unis ont mené des vagues de raids aériens meurtriers contre l’Iran, en violation du mémorandum d’entente d’Islamabad signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre.
En réponse, les forces armées iraniennes ont mené des frappes dévastatrices contre des cibles américaines stratégiques à travers l’Asie de l’Ouest, infligeant de lourds revers à l’armée américaine terroriste.