TV
Infos   /   A La Une   /   Europe   /   France   /   L’INFO EN CONTINU

Au cœur des incendies en Gironde, des actes de vols et d’arnaques visent les sinistrés

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une vue prise par drone montre un bâtiment incendié dans une zone touchée par un feu de forêt, au Porge, en Gironde, le 27 juillet 2026. ©Reuters

Alors que le mégafeu qui frappe la Gironde a contraint plus de 220 000 personnes à évacuer leur domicile, plusieurs personnes ont été interpellées ces derniers jours pour des faits de vols, de recel et d’escroquerie, mettant en lumière des comportements opportunistes en marge de la catastrophe.

Pour les habitants évacués, l’inquiétude ne se limite plus à la progression des flammes. Beaucoup redoutent de découvrir leur logement cambriolé ou leurs biens dérobés à leur retour. Les autorités, qui ont déployé un important dispositif de sécurité, soulignent que ces actes demeurent marginaux, tout en reconnaissant la vulnérabilité des secteurs temporairement désertés.

Plus de 1 200 policiers et gendarmes sont mobilisés aux abords des zones évacuées. Outre la sécurisation des secteurs menacés par l’incendie, ils sont chargés de prévenir toute intrusion dans les habitations laissées vides. Contrôles d’identité, inspections de véhicules et patrouilles permanentes ont été mis en place afin de dissuader les actes de délinquance.

« Tout le secteur est quadrillé ; s’il y en a, c’est extrêmement marginal, ça se compte sur les doigts d’une main, on ne peut pas parler de pillage », tente de rassurer un gendarme auprès du Figaro. Malgré ces mesures, plusieurs affaires ont été enregistrées. 

Au Haillan, une femme a été interpellée avec un sac contenant bijoux, outillage et objets dont elle ne pouvait justifier la provenance, elle a été placée en garde à vue pour recel de vol. À Bordeaux, deux hommes ont été arrêtés pour le vol de denrées alimentaires destinées aux sinistrés. Un faux psychologue proposant des séances payantes à des victimes en détresse a été interpellé. Sur les réseaux sociaux, les témoignages affluent sur des cas de faux bénévoles venus voler aussi bien des objets que des animaux.

Face au risque élevé dans les quartiers entièrement vidés, certains habitants se sont organisés en « brigades citoyennes », comme au Porge, où des bénévoles en gilets orange patrouillent aux côtés des gendarmes.

Cette petite ville a été particulièrement sinistrée et des habitants ont décidé d’attaquer l’État en justice, arguant que pendant que leurs maisons brûlaient, la préfète Sophie Brocas envoyait les moyens au Cap Ferret pour protéger les villas des milliardaires, acteurs et journalistes.

Les autorités, restées silencieuses sur le cas du Porge, recommandent d’emporter les objets de valeur lors de l’évacuation et de signaler tout mouvement suspect.

Entre actions sélectives de l’État et actes opportunistes de délinquance, bien que limités, les sinistrés sont confrontés à un drame qui a déjà ravagé des milliers d’hectares et contraint des centaines de milliers de personnes à fuir. La colère s’exprime aussi sur les théâtres d’incendies et sur les réseaux sociaux, alimentant des clivages sociaux et communautaires.

Les forces de l’ordre maintiennent une vigilance maximale alors que le feu reste stabilisé bien que les conditions météo restent préoccupantes. Déjà, pour l’État, se profile une autre bataille, celle de l’opinion alors que les sinistrés sont très remontés et que les pompiers devraient aussi taper du poing sur la table à la rentrée de septembre.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV