Le Premier ministre français a convoqué, samedi 25 juillet dans la soirée, une nouvelle cellule interministérielle de crise en vingt-quatre heures pour faire le point sur la situation, étudier l’évolution des incendies et réfléchir à des dispositifs complémentaires, notamment l’acheminement de 3 500 lits de camp pour les personnes évacuées.
La réunion a principalement porté sur la Gironde, où les conditions météorologiques devraient redevenir défavorables après une brève accalmie. La situation dans les Landes, le Var, la Corse et les Hautes-Alpes a également été examinée.
« Les prochaines heures peuvent être difficiles », a prévenu Sébastien Lecornu sur X.
« Nous planifions tous les scénarios » face à des feux dont l’évolution peut changer brutalement selon le vent, les températures et l’humidité, a-t-il ajouté.
La cellule a fait le point sur l’application des décisions prises, notamment le redéploiement massif des moyens terrestres vers le Sud-Ouest, la sécurisation des zones évacuées et la création de pare-feux autour de sites sensibles, dont des installations classées Seveso.
Dimanche, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé que quelque 12 845 départs de feu avaient été recensés en France depuis le début de l’année. Il a également indiqué que 146 personnes avaient été interpellées pour des incendies volontaires ou involontaires.
M. Nuñez a prévenu que l’incendie en Gironde « sera long à combattre » et qu’aucun retour des personnes évacuées ne serait autorisé avant sa stabilisation.
« Tant que le feu n’est pas fixé, il n’y aura pas de réintégration. Il faut le stabiliser, le stopper et le traiter », a-t-il expliqué, soulignant qu’un incendie fixé pouvait repartir en raison de l’importante végétation présente au sol.
Les représentants des secteurs du tourisme et de l’énergie seront réunis lundi afin d’évaluer les conséquences des incendies et de préparer l’accompagnement des territoires touchés.
Depuis le début de l’année 2026, la France est confrontée à une multiplication des incendies de forêt, favorisée par des températures exceptionnellement élevées, un déficit prolongé de précipitations et une végétation fortement asséchée.
Les autorités ont placé plusieurs départements en vigilance maximale, tandis que les services de secours ont été mobilisés à une échelle sans précédent.