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Le CGRI met en garde Londres sur son rôle dans la guerre israélo-américaine contre l'Iran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des soldats de l'US Air Force travaillent aux côtés d'un bombardier B-1B à la base aérienne de Fairford, en Angleterre, le 10 mars 2026. ©Getty images

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a adressé une sévère mise en garde au Royaume-Uni quant à toute nouvelle implication dans les récentes attaques américano-israéliennes contre l’Iran. Le CGRI a averti que « toute base utilisée pour une agression contre le territoire iranien est une cible légitime » et appelé Londres à ne pas « alourdir davantage son bilan ».

Dans un communiqué publié jeudi 23 juillet, le CGRI a accusé le Royaume-Uni d’avoir joué « la plus grande participation à la récente agression des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran ».

« Nous mettons en garde la monarchie britannique qui a été la principale cause des malheurs des peuples de notre région […] contre tout nouvel alourdissement de son bilan », précise le communiqué.

Soulignant le rôle clé de Londres dans la récente guerre, le CGRI a souligné que les forces navales américaines, après avoir épuisé leurs stocks de missiles de croisière, ont eu recours à des bombardiers stratégiques B-1 volant de la base aérienne britannique de Fairford pour poursuivre leurs frappes contre l’Iran.

« L’armée américaine qui, après la reprise de la guerre, s’appuyait sur le lancement de missiles de croisière depuis ses navires dans l’océan Indien, a eu recours à des avions B-1 décollant de la base aérienne britannique de Fairford, car les stocks de missiles de ces navires ont été épuisés », affirme le communiqué.

Réitérant la position déjà exprimée par les responsables iraniens, le Corps des gardiens de la Révolution islamique a insisté sur le fait que « toute base utilisée pour une agression contre le territoire iranien est une cible légitime pour nous ».

Le communiqué revient également sur le rôle historique de Londres dans la région, qualifiant le Royaume-Uni de « principale cause des malheurs des peuples de la région ». Il cite le « sombre passé du pays en matière de partition des pays musulmans, de massacres généralisés dans ces pays, de soutien aux gouvernements autoritaires et, pire encore, d’organisation de l’occupation de la Palestine et de la création catastrophique d’Israël ».

Cette mise en garde intervient dans un contexte de fortes tensions entre Téhéran et Washington, après que les États-Unis ont violé le mémorandum d’entente signé en juin, ce qui a provoqué une nouvelle escalade entre les deux camps.

Elle intervient également alors que les relations entre Téhéran et Londres se sont davantage dégradées après la décision de Londres de désigner le CGRI comme une menace pour la sécurité nationale en vertu d’une nouvelle législation, une mesure que l’Iran a condamnée comme étant « hostile » et a promis d’y répondre par des mesures de rétorsion.

Dans une autre partie de son communiqué, le CGRI a annoncé que ses forces ont lancé des « attaques combinées » dans le cadre de la 26ᵉ vague de l’Opération Nasr II, visant notamment une unité spéciale américaine de guerre électronique stationnée au camp d’Al-Udairi, au Koweït.

Selon le CGRI, cette opération constituait une riposte à une attaque menée par les forces américaines contre des pèlerins traversant la frontière de Shalamcheh en direction de l’Irak à l’occasion de la commémoration de l’Arbaïn.

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a affirmé que ces frappes ont détruit l’unité visée, touché ses casernes, tué ou blessé plusieurs militaires et endommagé la tour de contrôle aérien de la base.

Le CGRI a par ailleurs rejeté la possibilité d’un cessez-le-feu, soulignant que les États-Unis ne cherchaient à négocier que pour gagner du temps en vue de nouvelles attaques.

« Vaincue sur le champ de bataille, l’Amérique tente une fois de plus, par la tromperie et la ruse, de se donner le temps de reprendre son souffle et de reconstituer ses forces en vue d’une nouvelle attaque », a souligné le CGRI.

« L’ennemi doit payer le prix de la violation de ses engagements, et cette fois, nous ne permettrons pas à l’Amérique, par le biais de cessez-le-feu trompeurs, de reconstituer ses réserves de pétrole et de munitions avant de reprendre ses attaques », ajoute le CGRI, affirmant que « nos opérations punitives se poursuivent » et terminant par le verset coranique : « En vérité, Nous nous vengerons des criminels. »

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SOURCE: FRENCH PRESS TV