Ce mercredi 22 juillet, une source militaire iranienne de haut rang a averti que toute attaque américaine contre des ponts ou des centrales électriques en Iran entraînera une riposte dévastatrice visant de multiples infrastructures et installations énergétiques situées dans les pays de la région où les États-Unis disposent d’intérêts.
Cette mise en garde intervient après que le président américain Donald Trump a menacé de détruire un pont ou une centrale électrique en Iran chaque fois que Téhéran tirera sur des navires dans le stratégique détroit d’Ormuz.
« À partir de maintenant, chaque fois que la République islamique d’Iran ouvrira le feu sur un navire dans le détroit d’Ormuz, que ce soit avec un missile, une roquette, un drone ou de toute autre arme, les États-Unis bombarderont et détruiront un pont ou une centrale électrique » a écrit ce mercredi Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Y réagissant, la source militaire iranienne a déclaré à l’agence de presse Tasnim que Téhéran fait preuve d’une « volonté de fer » dans l’exercice de sa souveraineté sur cette voie maritime stratégique et ne permettrait jamais que le détroit d’Ormuz redevienne un instrument de menace contre l’Iran.
Selon cette source, les navires traversant le détroit d’Ormuz ne seront en sécurité que s’ils coordonnent leur passage avec l’Iran et naviguent dans le cadre des dispositifs établis par Téhéran.
« Si les Américains prennent pour cible un pont ou une centrale électrique en Iran, nous frapperons en retour des ponts, des infrastructures et des installations énergétiques de la région dans lesquelles les États-Unis ont des intérêts », a averti la même source, ajoutant que les dix derniers jours auraient dû suffire aux États-Unis pour comprendre que l’Iran est parfaitement capable de frapper partout où il le juge nécessaire. Toute nouvelle tentative de Donald Trump ne ferait que lui valoir une nouvelle humiliation.
Les dernières menaces de Donald Trump ont été proférées alors que la guerre est entrée dans son cinquième mois. Le Pentagone a confirmé que ce conflit avait déjà coûté 37,5 milliards de dollars à Washington.
Les États-Unis ont mené onze nuits consécutives de frappes contre l’Iran, prenant pour cible des sites militaires. Ils prétendent que ces attaques ont été lancées pour « réduire davantage la capacité de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz ».
Les affrontements autour du détroit d’Ormuz ont entraîné l’effondrement du mémorandum d’entente d’Islamabad conclu entre Washington et Téhéran. L’Iran a rétabli son blocus de cette voie maritime stratégique pour les exportations de pétrole et de gaz et a ouvert le feu sur les navires tentant de la traverser sans coordination préalable.
Ce blocus a ébranlé les marchés internationaux et provoqué une hausse des prix du pétrole, accentuant la pression sur Donald Trump pour qu’il trouve une issue à une guerre dont le coût pèse de plus en plus sur les ménages américains à l’approche des élections de mi-mandat.
Le Brent, référence mondiale du pétrole brut, a brièvement dépassé 95 dollars le baril mercredi, une première depuis six semaines.
En dépit de ces pressions, Donald Trump a jusqu’à présent refusé de mettre rapidement un terme à la guerre.
« Nous n’en avons absolument pas fini… nous ne partons pas maintenant », a-t-il lancé mardi.
Ces nouvelles menaces interviennent alors que Téhéran poursuit ses opérations de représailles contre des intérêts américains dans plusieurs États arabes riverains du golfe Persique alliés de Washington.
L’armée iranienne a annoncé avoir visé des installations américaines au Koweït et à Bahreïn, notamment des systèmes de défense aérienne, des installations radar et des bâtiments administratifs. Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a pour sa part affirmé avoir ciblé des bases militaires américaines en Jordanie.