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Le prix du pétrole grimpe : l’agression US contre l’Iran menace l’approvisionnement mondial

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le prix du pétrole a augmenté de 11 % cette semaine, sur fond d’agression américaine contre l’Iran. (Illustration)

Les prix du pétrole ont augmenté dans les toutes premières transactions alors que Washington intensifiait ses attaques contre les infrastructures civiles et de transport iraniennes, ravivant la crainte que la guerre américaine ne provoque de nouvelles perturbations des approvisionnements énergétiques mondiaux.

En réalité, les prix du pétrole sont en passe d’enregistrer une hausse hebdomadaire de plus de 10 %.

Un haut responsable américain a déclaré au Wall Street Journal que les forces américaines avaient frappé plusieurs ponts dans le sud de l’Iran jeudi, dans le but de couper les routes menant à Bandar Abbas, une importante ville portuaire et un centre naval iranien donnant sur le détroit d’Ormuz.

Selon des responsables iraniens, les ponts ont été attaqués alors que des véhicules civils les traversaient, faisant au moins sept morts et neuf blessés. Les frappes américaines ont également ciblé des infrastructures ferroviaires, aéroportuaires, électriques et résidentielles dans le sud de l’Iran, marquant une nouvelle étape dans l’expansion de la campagne militaire de Washington.

Ces attaques ont remis sur le devant de la scène le détroit d’Ormuz, principal point de passage maritime mondial pour le pétrole. Environ 20,9 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers y ont transité chaque jour au cours du premier semestre 2025, soit l’équivalent d’environ 20 % de la consommation mondiale de liquides pétroliers.

En attaquant les voies de transport proches du détroit et en réimposant un blocus naval sur les ports iraniens, Washington a encore davantage mis en péril le trafic maritime dans cette voie navigable essentielle aux pays importateurs d’énergie.

Les forces armées iraniennes ont riposté aux attaques par des opérations contre des bases militaires et des centres de soutien logistique américains dans toute la région du golfe Persique. Téhéran a qualifié ces frappes de représailles à l’agression américaine continue, soulignant que les positions militaires et les infrastructures américaines soutenant la campagne contre l’Iran resteraient des cibles légitimes.

Dans ce contexte, le contrat à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) pour la livraison le mois prochain a progressé de 0,85 % pour atteindre les 79,62 dollars le baril, tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate américain se négociaient à 80,99 de dollars. Le Brent se dirige donc vers sa troisième hausse hebdomadaire consécutive, tandis que les deux contrats ont augmenté de près de 12 % au cours de la semaine, selon Reuters.

Cela reflète les inquiétudes croissantes des marchés en ce sens que l’escalade des tensions par Washington pourrait perturber davantage les transits d’énergie et faire grimper les coûts du carburant à l’échelle mondiale.

Les prix du pétrole avaient déjà grimpé à un sommet de quatre semaines après l’annonce par le CENTCOM d’un blocus naval des ports iraniens, ajoutant aux inquiétudes concernant les flux d’énergie à travers le détroit d’Ormuz.

Le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, a déclaré jeudi lors d’un événement du Conseil des relations étrangères à Washington que la situation restait une préoccupation sérieuse. « Nous devrions être inquiets, et je suis inquiet, si la situation ne s’améliore pas dans les prochaines semaines », a déclaré Birol.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV