Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir pris pour cible des avions de combat et des appareils américains de ravitaillement en vol, stationnés en Jordanie dans le cadre d’une nouvelle vague de frappes de représailles, après que Washington a utilisé des bases militaires dans la région pour mener des frappes contre des infrastructures civiles dans le sud de l’Iran.
Dans deux communiqués distincts publiés ce vendredi 17 juillet, le CGRI indique que les dernières vagues de l’opération Nasr-2 ont été menées en représailles aux crimes de guerre commis par les États-Unis lors des frappes nocturnes de la nuit dernière contre plusieurs cibles civiles en Iran.
L'une de ces déclarations était adressée au peuple jordanien et indiquait que l'armée américaine avait transféré le quartier général des forces terroristes du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) du Qatar vers la base aérienne d'Al Azraq en Jordanie, à la suite de la frappe iranienne contre la base aérienne d'Al Udeid au Qatar l'année dernière.
Cette base abrite des dizaines d’avions américains de ravitaillement en vol ainsi que des avions de combat F-35, F-15 et F-16, qui ont été utilisés pour mener des attaques contre la Palestine, l’Iran et le Liban.
Le CGRI a noté que les forces américaines avaient de nouveau lancé, dans la nuit de jeudi à vendredi, des attaques depuis leurs bases en Jordanie, visant des infrastructures civiles à Bandar Abbas dans le Sud iranien, notamment des ponts, des quartiers résidentiels et une station de pompage d’eau.
En riposte, le CGRI a indiqué que ses forces avaient lancé la 14ᵉ vague de l’opération Nasr-2, tirant plusieurs missiles balistiques et déployant de nombreux drones contre des avions de combat et des appareils américains de ravitaillement en vol stationnés en Jordanie.
« En réponse à cet acte d’agression, les combattants de l’islam ont pris pour cible, au cours d’une attaque menée en deux phases au moyen de plusieurs missiles balistiques et de nombreux drones, des avions de combat et des appareils américains de ravitaillement en vol stationnés en Jordanie. Cette opération a entraîné la destruction de plusieurs appareils de ravitaillement en vol et avions de combat américains, tout en infligeant d’importants dégâts à plusieurs autres ».
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Il a également invité le peuple jordanien et les forces armées du pays à « remplir leur devoir divin » en s’opposant aux ambitions des « États-Unis, agresseurs et anti-islamiques », et à « débarrasser la chère Jordanie de la présence américaine ».
Cette attaque contre une base américaine en Jordanie intervient alors que, selon plusieurs informations, dix appareils américains de ravitaillement en vol sont arrivés vendredi matin sur cette base en provenance d’Europe. D’après des observateurs, des avions de ravitaillement stationnés sur la base avaient été touchés lors des frappes nocturnes iraniennes.
Le Koweït et des groupes anti-révolutionnaires visés lors de la 15ᵉ vague de frappes
Dans un second communiqué, le CGRI a déclaré avoir lancé la 15ᵉ vague de l’opération Nasr-2, poursuivant ainsi ses représailles en réponse aux crimes de guerre américains commis la veille.
Selon ce communiqué, les forces terrestres du CGRI ont détruit un lanceur de missiles HIMARS ainsi que les missiles déployés au Koweït.
Le communiqué ajoute que des frappes menées à l’aide de missiles et de drones ont également visé plusieurs positions des forces américaines ainsi que de groupes anti-révolutionnaires soutenus par les États-Unis et Israël.
Il affirme qu’« un grand nombre de membres de ces groupes ainsi que des membres des forces spéciales américaines ont été dépêchés en enfer ».
Le communiqué conclut en soulignant que « les opérations de représailles se poursuivront ».
Ce communiqué intervient alors que des informations relayées par les médias font état de frappes de missiles ayant visé le quartier général d’un groupe séparatiste kurde anti-iranien dans la région de Zarkwezlah, près de la province de Souleimaniyeh, au Kurdistan irakien.
Selon Shafaq News, qui cite une source ayant requis l’anonymat, huit membres de ce groupe ont péri.
La même source a indiqué que les équipes de secours n’avaient pas été en mesure de récupérer les corps, ceux-ci étant piégés dans des grottes et une zone montagneuse difficile d’accès. Plusieurs blessés se trouveraient encore sur les lieux, certains dans un état critique, tandis que le sort d’autres personnes ensevelies sous les décombres demeure inconnu.
Le ministère iranien de la Santé a annoncé plus tôt vendredi que les attaques américaines avaient tué pas moins de 38 personnes et fait plus de 400 blessés depuis le début de la dernière escalade.
Ces développements interviennent dans un contexte de vives tensions entre Téhéran et Washington sur le détroit d’Ormuz, après la reprise des attaques américaines contre l’Iran malgré un protocole d’accord négocié sous la médiation du Pakistan et destiné à mettre définitivement fin au conflit.
L’Iran a déclaré le détroit d’Ormuz fermé « jusqu’à nouvel ordre » et au moins jusqu’à « la fin de l’ingérence américaine dans la région ».