Dans le cadre de la 11e phase de l’opération Saegheh (Foudre), l’Armée de la République islamique d’Iran a annoncé avoir frappé une base militaire américaine à Bahreïn, abritant des hélicoptères et des avions de reconnaissance P-8 de l’armée américaine.
Dans un communiqué publié ce vendredi 17 juillet, l’Armée a confirmé que la base d’Al-Sakhir, à Bahreïn, avait été visée au moyen de drones explosifs de type Arash. Cette opération a été menée en représailles aux actes hostiles de l’ennemi contre les infrastructures civiles et les populations innocentes.
« L’Armée de la République islamique d’Iran, dans le cadre de la 11e phase de l’opération Saegheh, a ciblé la base d’hélicoptères et d’avions de reconnaissance P-8 de l’armée terroriste américaine située sur la base d’Al-Sakhir, à Bahreïn », indique le communiqué.
L’Armée iranienne a réaffirmé que la sécurité et l’indépendance de la nation constituaient ses lignes rouges et a souligné que toute agression de la part de l’ennemi entraînerait une riposte « rapide et décisive » de l’Armée de la République islamique d’Iran.
« Toute erreur d’appréciation dans l’évaluation de la volonté et de l’endurance de la nation, ainsi que des capacités de combat de l’Armée et du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), aura un coût élevé pour l’ennemi arrogant », avertit le communiqué.
Cette frappe s’inscrit dans le cadre d’une campagne de représailles plus vaste menée par les forces armées iraniennes contre des cibles militaires américaines dans l’ensemble de la région, en réponse aux violations répétées du cessez-le-feu par les États-Unis et à la poursuite des attaques contre le territoire iranien.
Au cours de la semaine écoulée, les États-Unis ont lancé plusieurs vagues de frappes contre l’Iran, ciblant des infrastructures civiles telles que des ponts, une gare ferroviaire, des aéroports et des quartiers résidentiels.
Selon le ministère iranien de la Santé, au moins 35 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués et plus de 300 autres blessés lors de la vague actuelle d’attaques américaines.
Ces frappes ont entraîné des ripostes des forces armées iraniennes et du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), qui ont mené des attaques coordonnées contre des installations militaires américaines dans l’ensemble de la région du golfe Persique, notamment contre des bases situées au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie.
Le CGRI a lancé, le 8 avril, une attaque de grande envergure contre 85 cibles militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, en guise de première riposte à l’agression américaine.
La guerre d’agression non provoquée de l’alliance américano-israélienne a débuté le 28 février avec des frappes ayant entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
Téhéran et Washington ont signé, le 17 juin, un mémorandum d’entente en 14 points, censé jeter les bases d’un accord de paix permanent. Cependant, Washington a violé à plusieurs reprises cet accord en réimposant des sanctions pétrolières et en poursuivant ses frappes militaires.
L’Iran affirme avoir recensé au moins 42 violations majeures commises par les États-Unis depuis la signature du mémorandum d’entente et a déclaré qu’il ne se considérerait plus lié par cet accord si ces violations se poursuivent.