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L'armée américaine cible les infrastructures civiles iraniennes; Trump menace de frapper des ponts et le réseau électrique

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La photo montre une usine de production d'eau minérale détruite lors d'une frappe aérienne américaine à Dehloran, dans la province d'Ilam, en Iran, le 15 juillet 2026. (Photo diffusée via les réseaux sociaux)

L'armée américaine a mené des frappes contre des infrastructures civiles dans le sud-ouest de l'Iran, alors que le président Donald Trump menace de nouvelles attaques contre le réseau énergétique et les ponts du pays.

Un silo à blé à Hoveyzeh et un autre site à Dasht-e Azadegan, dans la province du Khouzistan, ont été la cible de frappes américaines mercredi, selon le vice-gouverneur chargé de la sécurité.

Valiollah Hayati a indiqué que les frappes n'avaient fait aucune victime et que les autorités procédaient à une évaluation des dégâts, précisant que de plus amples informations seraient communiquées à l'issue de l'enquête.

Ces dernières attaques font suite à des frappes nocturnes contre trois sites à Ahvaz, tandis qu'une précédente attaque contre une station de pompage d'eau agricole à Mahshahr a coûté la vie à un garde et en a blessé quatre autres.

Des frappes américaines distinctes sur Abadan ont également fait trois morts et plusieurs blessés, ont indiqué des responsables iraniens.

Quelques heures plus tôt, une autre frappe américaine avait touché une usine de production d'eau minérale près d'un village du district frontalier de Mousiyan, dans la province d'Ilam, endommageant une partie des installations.

Le gouverneur de Dehloran, Morad Yeganeh, a déclaré que trois projectiles avaient touché l'usine vers 2h30 de ce mercredi matin, endommageant des équipements et des infrastructures, sans faire de victime.

S'exprimant sur Fox News mardi soir, à la suite d’une nouvelle vague d'attaques et du rétablissement du blocus naval contre l'Iran, Donald Trump a menacé d'intensifier l'agression dans les jours suivants.

« Nous allons frapper l'Iran très fort ce soir. Nous allons les frapper très fort demain soir, et la nuit suivante. La semaine prochaine sera très mauvaise pour eux », a prétendu Trump.

Le président américain a également menacé de détruire les ponts et les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne reprenait pas les négociations, tout en prétendant que Washington avait déjà eu des discussions avec des responsables iraniens mardi.

Il a réitéré de fausses allégations concernant le programme nucléaire iranien, malgré les évaluations antérieures des agences de renseignement américaines et de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) selon lesquelles le programme nucléaire de Téhéran est pacifique et que l'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire.

En réponse aux propos de Trump, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que la rhétorique hostile des ennemis de l'Iran n'avait rien de nouveau et s'est demandé s'ils avaient atteint leurs objectifs sur le terrain.

« Ceux qui ont cherché à déchirer notre Iran et à briser cette nation, où sont-ils passés ? Qu'ont-ils réellement accompli sur le terrain ? », s’est-il interrogé.

M. Pezeshkian a souligné que l'Iran défendrait « chaque pouce de son territoire », ajoutant que « ces propos irrespectueux ne sont dignes que de leurs auteurs, et non de la nation iranienne ».

Il a également insisté sur la nécessité de préserver l'unité et la solidarité nationales, avertissant que toute action susceptible de semer la division au sein de la société ne ferait qu'affaiblir le pays.

En réponse aux récentes agressions de Washington, les forces armées iraniennes ont mené plusieurs séries de frappes de drones et de missiles contre des intérêts américains dans toute la région.

Parallèlement, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz « jusqu'à nouvel ordre ». Le CGRI a déclaré que le détroit resterait fermé jusqu'à ce que Washington et ses alliés mettent fin à leur intervention dans la région.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV