Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a frappé des installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, et a mis en garde contre les risques pesant sur les exportations de pétrole.
Le CGRI a annoncé le lancement de la troisième phase de l’opération Nasr-2 contre des installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, en représailles à la reprise de l’agression américaine contre les positions militaires côtières iraniennes.
Dans un communiqué publié mardi soir, le CGRI a indiqué que ses unités navales et aérospatiales avaient mené une attaque coordonnée de missiles et de drones sous le nom de code « Ya Zain al-Abidin ».
Il a également averti que la poursuite des actions militaires américaines empêcherait la réouverture du détroit d’Ormuz et interromprait les exportations régionales de pétrole et de gaz.
Selon le communiqué, les frappes ont détruit plusieurs entrepôts d’armes et de pièces détachées pour les navires et aéronefs ennemis sur la base Sheikh Isa à Bahreïn.
Le CGRI a également déclaré avoir ciblé la rampe de déploiement des drones MQ-9 sur la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, détruisant ou endommageant plusieurs drones.
L’opération a été menée « en réponse à l’agression perpétrée cet après-midi par l’armée américaine, infanticide », contre plusieurs stations côtières des forces armées iraniennes, a ajouté le communiqué.
Le communiqué avertit que « les représailles et les sanctions contre l’agresseur se poursuivront tant que les crimes américains persisteront », ajoutant que toute nouvelle attaque « entraînera des réponses surprenantes ».
Il déclare en outre que « tant que les agissements malveillants des États-Unis se poursuivront dans la région, pas une seule goutte de pétrole ou de gaz ne sera exportée de cette zone », et affirme que les attaques « ne feront que retarder la réouverture du détroit d’Ormuz ».
Auparavant, les médias iraniens avaient rapporté des raids aériens américains sur plusieurs sites du sud de l’Iran, notamment les îles de Qeshm et de Kish, ainsi que la ville d’Andimeshk (sud-est).
Les États-Unis ont commis de nombreuses violations du territoire iranien depuis le 7 avril, date à laquelle le président américain Donald Trump a annoncé unilatéralement un cessez-le-feu à l’issue de la dernière vague d’agressions américano-israéliennes contre l’Iran.
Les violations ont persisté même après la signature en juin d’un mémorandum d’entente négocié par le Pakistan entre Washington et Téhéran, dont la première clause exige clairement la cessation des agressions sur tous les fronts.
Les États-Unis ont également tenté d’aider des navires à contourner la voie maritime désignée par la République islamique d’Iran pour le passage sûr et légal par le détroit d’Ormuz, en escortant les navires en infraction par un passage illégal.
Les forces armées iraniennes ont affiché une riposte ferme à chaque violation, y compris celles perpétrées dans le cadre de la circulation illégale de navires dans le détroit d’Ormuz.