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L'Iran ne permettra en aucune circonstance à Washington de s’immiscer dans la gestion du détroit d'Ormuz

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une vedette rapide du CGRI dans les eaux du Sud iranien. ©AFP/Photo à titre d’illustration

Le quartier général central de Khatam al-Anbiya annonce que la République islamique d’Iran  ne permettra en aucune circonstance à Washington de s’immiscer dans la gestion du détroit d’Ormuz.

Le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, le lieutenant-colonel Ebrahim Zolfaghari, a réagi aux déclarations du président américain Donald Trump qui a menacé de prendre le contrôle du détroit stratégique d’Ormuz.

« Suite à nos précédents avertissements, nous ne permettrons en aucun cas aux États-Unis de s’ingérer dans la gestion du détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré.

Les « aventurismes et les manœuvres malveillantes » répétées des États-Unis visant à intervenir dans le détroit d’Ormuz ont « gravement mis en danger la sécurité régionale, le commerce international et le passage des pétroliers et des navires commerciaux ».

Il a critiqué certains États de la région pour leur coopération avec les États-Unis et averti qu’une telle collaboration augmentait le risque de propagation de la guerre à toute la région.

Le lieutenant-colonel Zolfaghari a souligné que les forces armées iraniennes « s’opposeraient fermement à toute perturbation et à toute insécurité » créées par « l’armée américaine assaillante et pirate » pour le passage de navires commerciaux et de pétroliers en dehors des routes désignées par l’Iran et sans autorisation des forces armées.

« Les actions puissantes menées ces derniers jours par le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et l’armée iranienne en sont la preuve », a déclaré le porte-parole.

Dans un avertissement direct aux dirigeants régionaux, il a souligné : « Toute coopération avec les États-Unis et tout soutien logistique à l’armée belliqueuse de ce pays seront considérés comme une guerre contre la souveraineté et la sécurité nationale de l’Iran. »

« Si la guerre se propage dans la région, son embrasement engloutira tous les pays qui s’y trouvent », a-t-il averti.

Il a déclaré que la responsabilité de toute insécurité ou escalade de la guerre dans la région incombait aux États-Unis et aux pays qui coopéraient avec cette « armée criminelle ».

Ces propos interviennent après que le président américain Donald Trump a lancé lundi sur son réseau Truth Social que le détroit d’Ormuz serait complètement ouvert et que les États-Unis seraient « rémunérés » pour assurer la protection de cette voie.

« À compter d’aujourd’hui, les États-Unis seront connus sous le nom de “GARDIEN DU DÉTROIT D’ORMUZ”. À ce titre, et par souci d’ÉQUITÉ, ils seront remboursés, à hauteur de 20 % de la valeur de toutes les cargaisons transportées, de l’ensemble des coûts nécessaires pour assurer la sûreté et la sécurité de cette région du monde particulièrement instable », a-t-il prétendu.

L’Iran a fermé ce point de passage stratégique à ses ennemis et à leurs alliés peu après que les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur agression non provoquée contre l’Iran le 28 février dernier.

Le pays a commencé à exercer des contrôles beaucoup plus stricts après que Donald Trump a annoncé la poursuite d’un blocus naval illégal des navires et des ports iraniens malgré un cessez-le-feu qu’il avait lui-même déclaré le 7 avril.

Dans un bref communiqué publié dimanche sur son compte X, l’Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA) a annoncé que le détroit d’Ormuz était fermé à tout transit suite aux récents « mouvements illégaux » des forces militaires américaines dans la région.

Dans un message publié lundi sur son compte Instagram, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les discussions politiques et techniques avec Oman concernant la gestion du détroit d’Ormuz et le trafic maritime se poursuivraient.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV