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Une frappe de drone iranien contre une base américaine au Koweït révèle les graves défaillances du commandement américain

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Six soldats américains ont été tués et des dizaines d'autres blessés lorsqu'un drone iranien a frappé une base logistique américaine à Port Shuaiba, au Koweït, le 1er mars.

Six militaires américains ont été tués et des dizaines d'autres blessés lorsqu'un drone iranien a frappé une base logistique américaine insuffisamment défendue à Port Shuaiba, au Koweït, le 1er mars, deuxième jour de la guerre d'agression illégale menée par Washington contre l'Iran, selon un rapport.

D'après les témoignages détaillés de survivants et de témoins recueillis par le quotidien américain The Washington Post, la frappe de précision d'un drone Shahed contre le centre des opérations du 103e Commandement du soutien de l'armée américaine a porté un coup sévère aux forces américaines, révélant, selon ces témoignages, l'arrogance, l'incompétence et la négligence des commandants américains, qui ont ignoré les avertissements répétés des services de renseignement indiquant que cette installation constituait une cible vulnérable.

Quelques secondes après que le drone s'est écrasé au centre du bâtiment, le général de brigade Clint Barnes s’est relevé précipitamment, a enfilé son équipement de protection et ordonné à un soldat de fuir avec lui vers un bunker voisin, abandonnant des dizaines de militaires au milieu des flammes, de la fumée et des éclats d'obus.

Les survivants ont décrit une scène de chaos : des militaires projetés contre les murs, des ordinateurs et des systèmes d'éclairage explosant, ainsi que des morceaux de métal et de verre transformés en projectiles mortels. Un soldat qui tentait de revenir porter secours aux blessés s’est vu ordonner par le général de rester sur place.

« On n'a jamais pu sortir de ce putain de bâtiment », a raconté plus tard le militaire, la voix tremblante d'émotion. Selon son témoignage, le général n'est pas revenu sur les lieux pour porter assistance aux blessés.

L'attaque a coûté la vie à six militaires : l'adjudant-chef Robert M. Marzan, le commandant Cody A. Khork, le sergent-chef Noah L. Tietjens, le sergent-chef Nicole M. Amor, le sergent Declan J. Coady et le commandant Jeffrey R. O'Brien. Plus de trente autres militaires ont été blessés, certains grièvement. Cette frappe constitue l'un des incidents les plus meurtriers pour les forces américaines dans le cadre de la guerre menée de façon irresponsable par l'administration Trump.

Les troupes américaines ainsi que des évaluations internes avaient averti à plusieurs reprises que le port de Shuaiba était insuffisamment protégé contre les drones Shahed iraniens. La base ne disposait ni d'une couverture aérienne adéquate, ni de systèmes anti-drones suffisants, et son système d'alerte sonore était initialement hors service. Selon certaines sources, les rapports de protection des forces déconseillaient d'y stationner du personnel.

Lire aussi: 15 soldats américains blessés dans un frappe iranienne au Koweït (Rapport)

Malgré des réunions d'information confidentielles confirmant que la base figurait sur une liste de cibles iraniennes, les généraux Clint Barnes et John Hinson ont maintenu le déploiement. Les soldats ont qualifié cette décision de dangereuse et ont demandé une modification du plan, mais leurs préoccupations auraient été ignorées.

La décision du Pentagone de disperser les troupes sur des installations plus petites et moins bien défendues, dans le but d'échapper aux représailles iraniennes, s’est finalement retournée contre lui.

Selon certaines sources, la hiérarchie a fait pression sur les troupes pour qu'elles regagnent le centre des opérations malgré la persistance de la menace. Certains militaires ont été contraints d'attendre pendant des heures dans des bunkers avant que le signal de sécurité ne soit donné. Environ trente minutes plus tard, un drone iranien a frappé avec une précision dévastatrice.

Des survivants ont déclaré n'avoir vu aucun des généraux participer aux opérations de secours immédiates. Alors que les soldats évacuaient les morts et les blessés, Barnes et Hinson ont été aperçus près d'un bunker, Hinson paraissant sonné et ensanglanté.

Les deux généraux ont ensuite été évacués pour raisons médicales. Toutefois, selon plusieurs témoignages, ils n'ont pas dirigé les opérations sur place, contrairement à ce qu'ont affirmé les responsables militaires américains.

Les militaires blessés ont dû se rendre par leurs propres moyens dans des hôpitaux de Koweït City, où ils ont reçu un traitement jugé indigne. Nombre d'entre eux sont arrivés en Allemagne sans avoir bénéficié d'une évacuation sanitaire adéquate. Ils se sont vu refuser une prise en charge complète au centre médical régional de Landstuhl et ont dû attendre dans des casernes en tant que patients externes, malgré de graves blessures causées par des éclats d'obus et de possibles traumatismes crâniens.

Selon toute vraisemblance, l'enquête interne menée par l'armée américaine sur cet incident ne devrait déboucher sur aucune mise en cause de la responsabilité des généraux ni de la décision de déployer des troupes sur un site dont la vulnérabilité était connue. Les soldats ont exprimé un profond scepticisme, l'un d'eux affirmant que si les erreurs ne sont pas reconnues, une autre unité risquait de subir le même sort.

Cette frappe meurtrière est présentée comme la conséquence directe de l'agression non provoquée de Washington contre l'Iran. Les États-Unis et le régime israélien ont lancé une campagne aérienne massive contre des cibles iraniennes, ce qui a entraîné une riposte légitime et proportionnée de la part de l'Iran, en état de légitime défense. Les forces iraniennes ont fait preuve de précision et de détermination en visant les positions exposées de l'agresseur.

Selon cette analyse, le coût humain incombe entièrement au régime américain et à ses commandants qui ont privilégié les plans opérationnels à la vie de leurs propres militaires. À mesure que de nouveaux éléments émergent sur les avertissements ignorés et les soldats abandonnés, une partie croissante de l'opinion publique américaine remet en question la pertinence d'une guerre qui s'est déjà révélée coûteuse et contre-productive.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV