Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Mohammad Ishaq Dar, s’est entretenu par téléphone ce dimanche 12 juillet avec le chef de la diplomatie iranienne, Seyyed Abbas Araghchi, des évolutions de la situation actuelle de la région. Par la voix de leurs ministres des Affaires étrangères, l’Iran et le Pakistan ont de nouveau insisté sur l’importance de la retenue et du dialogue pour préserver la stabilité régionale.
Les deux pays voisins ont précisé qu’il est primordial de poursuivre la désescalade et de faire preuve de retenue, conformément au mémorandum d’entente d’Islamabad.
« Le dialogue et la diplomatie sont les seuls moyens appropriés pour résoudre les différends et instaurer une paix et une stabilité durables dans la région », a évoqué M. Ishaq Dar.
Le chef de la diplomatie pakistanaise a également exprimé la volonté d’Islamabad de continuer à jouer son rôle constructif dans la promotion et la sauvegarde de la paix et de la stabilité régionales.
Plus tôt, le représentant permanent du Pakistan auprès des Nations unies, Asim Iftikhar Ahmad, a appelé à une cessation immédiate des tensions lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU et a réaffirmé la volonté de son pays de soutenir les efforts visant à renforcer le cessez-le-feu et à garantir une stabilité durable.
« L’escalade ne sert les intérêts de personne, et il convient de saisir toutes les opportunités existantes pour résoudre tous les différends par des moyens pacifiques », a-t-il noté.
Il est à rappeler que ce mémorandum d’entente, négocié par le Pakistan après la dernière vague d’agressions américano-israéliennes contre l’Iran, avait instauré un cessez-le-feu entre Téhéran et Washington.
Toutefois, les États-Unis ont repris leurs agressions contre des villes côtières et des centres militaires du sud de l’Iran.
En réponse à ces attaques, les forces armées iraniennes ont lancé des frappes coordonnées de drones et de missiles contre des installations militaires américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn.
De plus, la force maritime du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé, dans un communiqué publié aux premières heures de ce dimanche, la fermeture du détroit d’Ormuz jusqu’à nouvel ordre en raison des conduites qui menacent la sécurité du transit dans ce détroit.
Plus précisément, plusieurs navires avaient tenté de naviguer via un itinéraire non autorisé, ignorant ainsi les avertissements et rappels du CGRI pour retourner vers la route officielle. Par conséquent, un navire qui avait mis en péril la sécurité maritime en désactivant ses systèmes a été touché par des tirs de sommation et puis arrêté.
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a ajouté que le détroit resterait fermé jusqu’à ce que Washington et ses alliés mettent fin à leur intervention dans la région.