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Plus de 300 actes d'accusation ont été prononcés contre des personnes liées aux médias anti-Iran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le procureur général iranien Mohammad Movahedi Azad.

Mohammad Movahedi Azad, le procureur général de la République islamique d’Iran a annoncé la mise en accusation de plus de 300 personnes liées à des médias connus pour leur opposition à l’Iran. Les poursuites dans ces affaires — qui portent sur des activités menées à l’encontre de la sécurité nationale du pays — seront donc engagées sur la base de preuves judiciaires précises.

S’exprimant ce samedi 11 juillet, lors d’une réunion du Conseil adjoint du bureau du procureur général, M. Movahedi Azad a précisé que les personnes inculpées sont notamment associées à des réseaux médiatiques hostiles, dont les chaînes de télévision persanophones Iran International et Manoto, toutes deux basées à Londres. Ces chefs d’accusation, a-t-il par ailleurs souligné, sont distincts de ceux retenus contre Reza Pahlavi, fils du Shah déchu d’Iran.

Le procureur général de Téhéran, Ali Salehi, avait en effet annoncé précédemment les poursuites engagées par les autorités judiciaires contre Pahlavi pour, entre autres, incitation aux troubles, atteinte à la sécurité, terrorisme et crime organisé.

Ces accusations s’appuient sur des dispositions du Code pénal iranien qui prévoient de lourdes peines, y compris la peine capitale pour les infractions liées à l’incitation à la violence. Selon la législation de la République islamique d’Iran, aucune immunité n’est reconnue aux personnes accusées de crimes contre la sécurité nationale, l’intégrité territoriale ou la vie et les biens des citoyens iraniens.

Pahlavi, qui vit en exil aux États-Unis depuis la Révolution islamique d’Iran de 1979, bénéficiait du soutien des États-Unis et d’Israël dans sa campagne qui visait à renverser le gouvernement iranien.

Ces inculpations interviennent alors que la Justice iranienne poursuit parallèlement une vaste campagne judiciaire face aux actes d’agression répétés des États-Unis et d’Israël contre la République islamique d’Iran.

Au mois de juin, Movahedi Azad a déclaré que le pouvoir judiciaire avait ouvert des centaines de procédures pénales et civiles à la suite de la guerre conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, plus de 200 affaires pénales ayant été renvoyées devant des services d’enquête spéciaux.

Il a également indiqué qu’environ 300 actions civiles, impliquant plus de 302 000 plaignants, avaient été enregistrées afin d’obtenir réparation pour les dommages résultant des attaques illégales menées contre le pays. Le procureur général avait déclaré que le pouvoir judiciaire continuerait à engager des poursuites judiciaires contre les responsables de ces crimes, tant par la voie judiciaire nationale qu’internationale.

Les frappes militaires conjointes américano-israéliennes ont tué de nombreux civils iraniens à travers le pays. La brutalité de cette guerre non provoquée se mesure en vies perdues d’innocents enfants dont les élèves de l’école primaire Shajareh Tayyebeh de Minab, au sud du pays, le premier jour de l’agression, le 28 février.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV