TV
Infos   /   A La Une   /   Europe   /   France   /   L’INFO EN CONTINU

Canicule: 67 départements placés en vigilance orange alors que les fortes chaleurs gagnent du terrain en France

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les fortes chaleurs s'étendent en France, 67 départements en vigilance orange « canicule ». ©AFP

Pour la troisième fois en six semaines, la France connaît une nouvelle flambée du mercure. Mercredi 8 juillet, soixante-sept départements seront placés en vigilance orange pour canicule, tandis qu'un risque élevé d'incendie pèsera sur près de la moitié du territoire.

Selon Météo-France, des conditions anticycloniques, associées à une masse d'air de plus en plus chaude remontant par le sud et l'ouest du pays avant de gagner progressivement le nord et l'est dans les jours suivants, provoquent un nouvel épisode de chaleur sévère et durable. « Le passage en orange d'autres départements est probable lors des prochaines diffusions, notamment dans la région Grand-Est et Franche-Comté », souligne l'institut de prévisions.

Mardi, le thermomètre a grimpé entre 35°C et 38°C sur la majeure partie du pays, avec des pointes de 38°C à 41°C dans le Sud-Ouest.

L'indicateur thermique national a atteint 25,8°C lundi, après 23,6°C samedi et 24,5°C dimanche. Soit plus de 23,4°C durant trois jours d'affilée, l'un des critères définissant une vague de chaleur, selon Météo-France.

C'est la deuxième de l'année, après celle survenue durant la deuxième quinzaine de juin, et la 53ᵉ depuis 1947 – dont plus de la moitié ont eu lieu après 2010, signe du réchauffement climatique.

Seuls les Hauts-de-France, les côtes de la Manche et la façade est de l'Hexagone sont épargnés par ces températures suffocantes « nécessitant une vigilance particulière, notamment pour les personnes sensibles ou exposées », souligne Météo-France.

Ces très fortes chaleurs, couplées à une sécheresse grandissante, font aussi craindre de nouveaux départs d'incendie, alors que celui des Pyrénées-Orientales a parcouru près de 5 000 hectares et entraîné l'évacuation de 12 000 personnes, et qu'un feu s'est étendu sur 1 400 hectares dans la Drôme.

Selon la Météo des forêts, le risque est "très élevé" mercredi dans la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l'Hérault et l'Aude, et "élevé" dans 40 autres départements. En Lozère, un incendie déclenché à la suite de travaux agricoles a brûlé 200 hectares de végétation.

En raison des fortes chaleurs et du risque d'incendies, plusieurs communes en Bretagne, dans les Deux-Sèvres, la Vienne et la Creuse, ont annoncé l'annulation des feux d'artifice du 14 juillet.

Dès avant le torride mois de juin, la tendance à la baisse des nappes phréatiques a conduit de nombreuses préfectures à restreindre les usages de l'eau pour les particuliers et professionnels, y compris pour l'irrigation agricole dans les départements en situation de crise, comme dans le Limousin.

Mardi, un expert au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) a estimé que le phénomène El Nino, actuellement en formation, devrait battre des « records » en termes d'intensité dans les prochains mois et augmenter ainsi la probabilité de phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde.

Associé au changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, le dernier épisode El Niño a contribué à faire de 2023 la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, tandis que 2024 est devenue l'année la plus chaude de tous les temps.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV