Lors d’un entretien accordé à Fox News le 5 juillet, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a provoqué une nouvelle polémique en prétendant que certains villages chrétiens du sud du Liban auraient demandé à être annexés par Israël.
Ces déclarations ont immédiatement suscité l’ire de responsables libanais et de l’opinion publique, qui y voient une remise en cause de la souveraineté du Liban et une tentative de justifier le maintien de l’occupation israélienne dans le sud du pays.
Il n’a toutefois cité aucune localité concernée, tandis que le maire du village chrétien de Rmeish a démenti ces allégations, selon des propos rapportés par l’agence libanaise NNA et repris par l’AFP.
Le régime israélien occupe des zones du sud du Liban. Depuis le début de l’offensive israélienne, les bombardements et les opérations terrestres ont provoqué des milliers de morts et le déplacement de centaines de milliers de civils. Malgré les agressions israéliennes, une grande partie des habitants des villages chrétiens du Sud est restée sur place, refusant de quitter ses terres malgré les ordres d’évacuation émis par l’armée d'occupation israélienne.
Benjamin Netanyahu a également réaffirmé que les forces israéliennes resteraient déployées au Liban « aussi longtemps que nécessaire ». De son côté, le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a déclaré que l’armée demeurait prête à lancer de nouvelles opérations offensives.
Nouvelles attaques israéliennes contre le Liban malgré un accord-cadre
Les forces israéliennes poursuivent leurs attaques quasi quotidiennes contre le Liban, notamment des bombardements de zones résidentielles et d’infrastructures civiles dans le Sud.
Au moins quatre personnes, dont trois femmes, ont été tuées ce lundi 6 juillet lors d’une frappe de drone israélienne dans le sud du Liban, selon les médias libanais.
Le drone israélien a tiré un missile guidé sur une voiture qui passait près d’un institut de formation d’enseignants dans la ville de Nabatieh al-Fawqa, tuant les quatre personnes à bord. Parmi les personnes décédées figurent une directrice d’école, sa mère et une ressortissante syrienne.