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Le colonialisme français a exterminé plus de 5,6 millions d'Algériens, dénonce le président algérien

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune. (Photo d'Archives)

À l’occasion du 64e anniversaire de la Fête de l’Indépendance de l’Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune a adressé un message à la nation, dénonçant la « politique de la terre brûlée » menée par la France coloniale, qui a exterminé « 5 630 000 Algériens en 132 ans de colonisation ».

Dans un message publié samedi 4 juillet, le chef de l’État algérien a rendu hommage à la résistance du peuple algérien, estimant que l’indépendance a été conquise au prix d’un tribut humain particulièrement lourd.

« Nous célébrons, en ce 5 juillet, avec fierté, la Fête de l'Indépendance nationale, cette illustre journée historique par laquelle le peuple algérien vaillant a couronné, avec grandeur et dignité, de longues décennies d'une noble résistance populaire », a-t-il écrit.

Il a salué la résistance du peuple algérien, qui s'est poursuivie, depuis que « le colonialisme a foulé le sol de l'Algérie digne, plus de 75 ans durant, ainsi que les luttes des pères fondateurs de la prestigieuse école patriotique, et le génie de la génération de Novembre, celle des révolutionnaires libres, le tribut payé en sang fut extrêmement lourd (5 630 000 martyrs) ».

Le président algérien a également salué « l’âpre lutte de générations de braves héros » pour l'indépendance, tout en condamnant une nouvelle fois « la haine du colonialisme » et la « politique de la terre brûlée » menée dans le pays depuis 1830, date du début de la colonisation de l’Algérie par la France.

Insistant sur la portée historique de la guerre de Libération, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que « l'Histoire retient la lutte du peuple algérien durant la Révolution bénie de Libération comme l'une de ces épopées que les hauts faits d'héroïsme et de sacrifice ont inscrit à jamais dans l'Histoire. Elle porte également témoignage des souffrances et des blessures qu'il eut à endurer, plus de sept ans durant, dans sa confrontation au colonialisme de peuplement nourri d'une haine implacable, faisant face, avec patience et foi, à la folie de la politique de la terre brûlée, comme à l'hystérie des crimes d'extermination collective et de destruction massive ».

Le chef de l’État algérien a conclu en soulignant que « le vaillant peuple algérien, authentique et résistant, a consenti tous ces sacrifices incommensurables pour la gloire de l'Algérie », estimant que la Révolution algérienne demeurera l’un des plus grands symboles de l’attachement du peuple à « l’honneur et la dignité ».

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où le différend mémoriel demeure l'un des principaux sujets de tension entre Alger et Paris. L’Algérie réclame toujours une reconnaissance officielle par la France des crimes commis durant la période coloniale, tandis que les autorités françaises n'ont reconnu que certains épisodes, notamment les massacres du 8 mai 1945 et la répression du 17 octobre 1961, sans aller jusqu’à une reconnaissance globale des crimes de la colonisation.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV