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Millième jours de génocide: les factions de la Résistance réaffirment leur droit à résister contre Israël «sous toutes ses formes»

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Image aérienne des dégâts causés par les frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza assiégée. ©AFP

Alors que Gaza a commémoré, ce jeudi 2 juillet, le millième jour du génocide perpétré par le régime israélien contre la zone assiégée, les factions de la Résistance palestinienne ont réaffirmé « le droit des Palestiniens à résister à l’occupation israélienne sous toutes ses formes », rejetant ainsi toute tutelle étrangère sur les affaires palestiniennes.

« Mille jours se sont écoulés depuis le début du génocide à Gaza, perpétré par le régime sioniste avec le soutien direct de l’administration américaine et des gouvernements occidentaux », ont-elles déclaré dans un communiqué conjoint publié à cette occasion.

Elles ont déclaré qu’Israël n’avait pas atteint ses objectifs de guerre déclarés, notamment les déplacements de population et les déracinements, malgré les destructions massives et la catastrophe humanitaire.

Les factions de la Résistance ont réaffirmé « le droit de notre peuple à résister à l’occupation sous toutes ses formes » et ont insisté sur « la nécessité d’intensifier la résistance en Cisjordanie, à Al-Qods et sur l’ensemble de nos territoires occupés ». Elles ont également rejeté « toute tutelle étrangère » sur le peuple palestinien, affirmant que l’administration de la bande de Gaza est « une affaire purement intérieure palestinienne ».

Cette déclaration intervient alors que, depuis l’entrée en vigueur du plan de cessez-le-feu proposé par le président américain Donald Trump entre Israël et le mouvement de résistance palestinien Hamas, le régime de Tel-Aviv continue ses violations de la trêve, tuant 1 000 personnes, blessant ainsi 3 406 autres.

Rien que mercredi, les forces israéliennes ont commis 17 nouvelles violations du cessez-le-feu, entraînant la mort de quatre Palestiniens.

De son côté, le bureau de presse du gouvernement de Gaza a publié un rapport marquant le 1000e jour depuis le début du génocide perpétré par Israël contre les Palestiniens de la bande de Gaza.

Le rapport révèle que 73 074 Palestiniens ont été tués, dont plus de 21 500 enfants et 12 500 femmes, et 173 537 blessés, dont 5 400 amputations, parmi lesquels 18 % sont des enfants.

Le rapport fait également état de « 9 500 personnes portées disparues, dont celles qui se trouvent encore sous les décombres ou dont le sort demeure inconnu ».

Selon ce même document, 2 700 familles ont été complètement anéanties et rayées des registres d’état civil, tandis que 6 020 familles ne comptent plus qu’un seul survivant, et que plus de 58 800 enfants sont devenus orphelins.

Le bureau de presse souligne en outre qu’environ 90 % de la bande de Gaza a été détruite et qu’Israël occupe désormais près de 80 % de son territoire après avoir largué plus de 223 000 tonnes d’explosifs sur cette zone densément peuplée. Les pertes directes préliminaires de cette guerre sont estimées à 80 milliards de dollars, dont 34 milliards pour le seul secteur du logement.

Le bureau de presse a rapporté que plus de 2,4 millions de personnes à Gaza subissent un génocide, la famine et un nettoyage ethnique depuis 1 000 jours. Plus de 350 000 familles ont besoin d’un abri, plus de 132 000 tentes ont été endommagées et plus de 2 millions de Palestiniens sont déplacés.

Le secteur de la santé a subi des pertes considérables : Israël a détruit ou mis hors service 38 hôpitaux et 96 centres de soins. Plus de 22 000 patients nécessitent des soins à l’étranger, mais sont empêchés de voyager, et plus de 1,1 million d’enfants ne reçoivent qu’un seul repas par jour, une situation qualifiée de politique de famine systématique.

Israël a entièrement détruit 1 047 mosquées, en a partiellement endommagé 210 autres, a pris pour cible trois églises et a tué 312 personnalités religieuses. Plus de 87 % des terres agricoles ont été détruites et la production annuelle de fruits et légumes a chuté de 524 000 tonnes à seulement 20 000 tonnes.

Les factions de la Résistance ont par ailleurs exhorté le comité technocratique chargé de l’administration de Gaza à entrer dans la zone assiégée afin d’y exercer ses fonctions.

Elles ont également appelé à l’ouverture d’un dialogue national global visant à reconstruire les institutions palestiniennes, notamment l’Organisation de libération de la Palestine, tout en soulignant la nécessité d’une pression accrue des pays arabes et musulmans pour obtenir la fin du génocide.

Dans leur communiqué, les factions ont également salué l’Opération de représailles Tempête d’Al-Aqsa, menée en octobre 2023 par les Brigades Qassam, branche armée du Hamas. Elles l’ont qualifiée de « réponse naturelle » aux crimes israéliens et à l’occupation de la Palestine qui dure depuis des décennies.

Le cessez-le-feu demeure fragile, Israël préparant, selon certaines informations, une nouvelle offensive contre la bande de Gaza, invoquant des efforts présumés de recrutement et de réarmement du Hamas. Les médias israéliens reconnaissent que ce conflit prolongé n’a pas permis d’obtenir de victoire décisive.

L’ONU a averti que la situation de famine s’est aggravée à Gaza, où plus de 1,1 million de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire catastrophique, les livraisons d’aide restant fortement restreintes par le blocus israélien persistant.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV