Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, souligne que la sécurité en Asie de l’Ouest ne peut être assurée qu'à travers le retrait des États-Unis de la région, et non sous le parapluie militaire américain.
M. Gharibabadi a tenu ces propos dans une publication sur X, mercredi, après que le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a organisé un « dialogue sur la sécurité » à Bahreïn, au cours duquel des responsables militaires de 12 pays ont discuté de la sécurité régionale, de la coopération en matière de défense et du transport maritime commercial dans le détroit d’Ormuz.
« Une réunion d'ordre militaire à Bahreïn ne peut ni instaurer l’ordre juridique ni garantir la sécurité dans le golfe Persique », a-t-il déclaré.
« La sécurité régionale sera garantie par la cessation des ingérences et le retrait des États-Unis de la région, le respect de la souveraineté des États et la prise en compte des nouvelles réalités géopolitiques, plutôt que sous le parapluie militaire américain. »
Le vice-ministre des Affaires étrangères a également évoqué le puissant contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour les approvisionnements énergétiques mondiaux, déclarant : « Le détroit d’Ormuz relève de l’autorité iranienne, et non du CENTCOM. »
L’Iran a restreint le transit dans le détroit depuis les premiers jours de l’agression illégale américano-israélienne contre le pays, déclenchée le 28 février et interrompue par un cessez-le-feu le 8 avril.
Pour mémoire, l’Iran et les États-Unis ont signé le 17 juillet un mémorandum d’entente négocié sous médiation du Pakistan, et qui prévoit la cessation permanente des hostilités sur tous les fronts et engage les deux parties à poursuivre les discussions en vue d’un accord final dans un délai de 60 jours.
Aux termes de ce mémorandum d’entente en 14 points, l’Iran doit garantir un passage sans péage pour les navires commerciaux pendant au moins 60 jours, avec une restauration complète du trafic dans le détroit d’Ormuz dans un délai de 30 jours.
L’Iran a réaffirmé son droit légitime à exercer sa souveraineté sur le détroit, soulignant que cette voie navigable stratégique ne retrouvera jamais son état d'avant-guerre et qu’elle sera administrée par la République islamique d’Iran conformément au droit international.